Le silence est souvent plus lourd que l’annonce elle-même. Mardi, Ime Udoka a confirmé ce que les Rockets redoutait déjà. Steven Adams est touché à la cheville gauche. Une entorse de grade 3. La pire. Pas de date de retour. Juste un vide, immédiat, au cœur de l’identité de Houston. Les vidéos de la blessure ne rassurait pas du tout, mais l’annonce officielle à vraiment remuer le couteau dans la plaie des fans des Rockets.
Steven Adams is out indefinitely and has been diagnosed with a Grade 3 ankle sprain, according to HC Ime Udoka, per @WillGuillory
Tari Eason will be available tonight against the Spurs pic.twitter.com/WWDR7E6sgs
— SleeperRockets (@SleeperRockets) January 20, 2026
Ce genre de blessure ne se contente pas de priver une équipe d’un joueur. Elle enlève un rôle, une présence, une assurance. Surtout celle d’un vétéran comme Adams qui comblait l’absence de vétéran en jeu de Vanvleet.
Une blessure sérieuse, un flou total
Grade 3, c’est le mot qui fait grimacer les staffs médicaux. Ligament totalement rompu, cheville instable, gonflement sévère. La littérature médicale parle de six à douze semaines. La réalité, elle, dépendra de la réponse du corps et de la capacité d’Adams à retrouver du rythme après l’arrêt.
À 32 ans, chaque semaine compte double. D’autant plus pour un joueur dont l’impact ne se mesure pas à la vitesse ou au tir, mais à la constance physique et à la répétition des efforts.
Le moment où tout bascule
Dimanche, face à la Nouvelle-Orléans, tout semblait sous contrôle. Puis cette action banale. Un lay-up contesté. Un mauvais appui. La cheville tourne. Adams s’effondre. Il ne se relève pas seul. Le langage corporel ne trompe personne.
Steven Adams is OUT with a non-contact Injury. 🚨
🤕 Adams went down after contesting a Zion layup, and was later confirmed to be a grade 3 sprain. These can take 3-6 Months to heal and possible surgery.
📈 Adams averages 5.8 PPG and 8.6 RPG this Season for the Rockets. pic.twitter.com/oclZtezHZP
— BallersCulture (@BallersCultureX) January 20, 2026
Le banc se fige. Les Rockets gagnent le match, mais perdent bien plus. Pour Adams, c’est un nouveau coup dur après une saison entière manquée en 2023-24 à cause de son genou. Cette année devait être celle du retour plein, de la continuité retrouvée.
Il laisse derrière lui 32 matchs, 5,8 points, 8,6 rebonds de moyenne. Et surtout 4,5 rebonds offensifs par match. Personne ne fait mieux en NBA. Personne.
Un impact hors stats pour les Rockets
Steven Adams ne remplit pas les highlights. Il remplit les espaces. Il bloque, il box-out, il use. Il permet aux autres de briller. Les chiffres avancés racontent une histoire paradoxale, un différentiel collectif négatif quand il est sur le parquet. Mais les coachs savent lire entre les lignes.
Sans lui, Houston perd son point d’ancrage. Celui qui stabilise les rotations, qui absorbe les chocs, qui donne une identité physique à une équipe jeune. Les minutes vont devoir être redistribuées. Les ajustements seront constants. Udoka va bricoler, tester, adapter. Mais remplacer Adams à l’identique est impossible.
Une éclaircie, maigre mais réelle
Dans ce contexte, le retour de l’ailier de quatrième année, absent ces derniers matchs à cause de sa cheville droite, tombe presque comme une bouffée d’air. Un corps frais. Une option de plus. Un peu de marge dans une rotation déjà fragilisée.
Mais ne nous y trompons pas. Cette blessure change la trajectoire immédiate des Rockets. Elle les force à revoir leurs équilibres, leur manière de défendre, leur façon de contrôler le tempo.
Steven Adams reviendra. Solide. Fidèle à lui-même. Mais en attendant, Houston va devoir apprendre à survivre sans son pilier le plus discret. Et parfois, les absences les plus silencieuses sont celles qui résonnent le plus fort.



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