Une nuit européenne qui vire au cauchemar
L’Orange Vélodrome rêvait d’une soirée référence. Elle s’est transformée en rappel brutal de la réalité. Mercredi soir, l’Olympique de Marseille a été sèchement battu par Liverpool (0-3), sans jamais vraiment donner l’impression de pouvoir renverser le cours des choses. Un score lourd, un contenu inquiétant, et une sensation persistante de décalage entre l’intensité du rendez-vous et la réponse marseillaise.
Dans un stade incandescent, porté comme souvent par un public irréprochable, l’OM espérait frapper un grand coup européen. Il n’a frappé que dans le vide.
Liverpool trop fort, trop juste, trop mature
Liverpool n’a pas eu besoin d’être flamboyant. Il a été sérieux, méthodique, clinique. Une équipe habituée à ces joutes, qui sait attendre l’erreur et la punir sans trembler. Marseille a tenu, un temps. Puis a craqué, comme souvent à ce niveau-là.
Le coup franc malin de Szoboszlai juste avant la pause a agi comme un couperet. Derrière, les Reds ont contrôlé, accéléré quand il le fallait, et frappé au bon moment. Frimpong, puis Gakpo, ont définitivement enterré les espoirs phocéens. Sans forcer. Sans paniquer. Avec la froideur des grandes équipes.

Une défense marseillaise dépassée
Difficile de gagner en Ligue des Champions quand la fébrilité s’installe derrière. Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi ont incarné, malgré eux, les errances défensives marseillaises. Relances imprécises, placements approximatifs, pertes de balle évitables. Liverpool n’en demandait pas tant.
Hugo Ekitike, pourtant muet au tableau d’affichage, a fait vivre un enfer à l’arrière-garde olympienne. Appels constants, jeu dos au but, mobilité permanente. Il a étiré, désorganisé, usé une défense trop souvent en retard d’un temps.
De Zerbi frustré, la constance en question
Roberto De Zerbi n’a pas fui ses responsabilités. Mais il n’a pas non plus ménagé ses joueurs. En conférence de presse, le technicien italien a pointé un mal récurrent. L’irrégularité. Cette incapacité à enchaîner les performances de haut niveau.
L’attitude était là, selon lui. La volonté aussi. Mais face à Liverpool, cela ne suffit pas. Il faut comprendre le jeu, lire les situations, s’adapter. Et sur ce plan-là, Marseille a souvent été en retard. Trop naïf. Trop prévisible.
Le Vélodrome gronde, la presse s’enflamme
Au coup de sifflet final, la déception était immense. Dans les tribunes, dans les rues, dans les réactions à chaud. Les supporters n’ont pas mâché leurs mots. Certains parlent de honte, d’autres d’un simple constat de supériorité. La presse, elle, a été sans pitié. Surclassé. Punis. Hors sujet. Les qualificatifs ont fusé.
À l’étranger, le ton est plus froid mais tout aussi clair. Liverpool était au-dessus. Même dans un Vélodrome bouillant, même sans briller, les Reds ont donné une leçon de maîtrise.
Une dernière journée sous très haute tension
Cette défaite change tout. Marseille chute à la 19e place et devra jouer sa qualification lors de la dernière journée, sur la pelouse de Bruges. Une finale. Un match sans droit à l’erreur. Un nul pourrait suffire, mais le contexte promet une soirée irrespirable.
Privé de Pavard, suspendu, l’OM devra montrer un autre visage. Plus solide. Plus lucide. Plus constant. Bruges n’est pas Liverpool, mais Bruges sait piéger. Monaco et Barcelone l’ont appris à leurs dépens.
Un test de caractère pour l’OM
Mercredi soir a mis en lumière les limites actuelles de ce groupe sur la scène européenne. Mais il reste une cartouche. Une dernière chance de transformer cette humiliation en électrochoc.
À Bruges, Marseille jouera plus qu’un match. Il jouera sa crédibilité, son ambition, et peut-être une partie de son avenir européen. Cette fois, il n’y aura plus d’excuses. Seulement une question. L’OM a-t-il vraiment le niveau et le mental pour rester à cette table-là ?
Photo by MUSTAFA YALCIN / Anadolu via AFP
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