Un départ à contretemps
Pendant deux sets, Daniil Medvedev a semblé marcher à côté de son tournoi. Fabian Marozsan jouait juste, vite, sans complexe. Des trajectoires propres, une prise de balle précoce, et surtout aucune peur du contexte. Résultat : 6-4, 6-3 pour le Hongrois, et un Rod Laver Arena qui commence à sentir le piège. Medvedev, lui, accumule les regards vers son clan, frustré, presque absent de son propre match.
Le moment où tout bascule
Le troisième set n’a pas été spectaculaire. Il a été vital. Medvedev a serré le jeu, rallongé les échanges, accepté de souffrir. Moins de fautes, plus de hauteur, un tempo cassé volontairement. Marozsan continue d’attaquer, mais l’emprise mentale change de camp. À 5-5, le Russe appuie là où ça fait mal. Break. Set. Et soudain, le match a une autre odeur.

Medvedev, version survivant
À partir de là, ce n’est plus une question de tennis pur. C’est une question de résistance. Medvedev entre dans ce qu’il sait faire de mieux : étirer le combat jusqu’à l’usure. Le quatrième set est maîtrisé, le cinquième est contrôlé. Marozsan baisse légèrement en intensité, Medvedev, lui, ne lâche plus rien. 7-5, 6-3, 6-3. Trois heures quarante-trois de combat, et une remontée typiquement medvedevienne, froide, méthodique, presque clinique.
Une phrase qui résume tout
Après la balle de match, Medvedev s’assoit, attrape une barre de protéines, et lâche une phrase qui en dit long. Il explique qu’à un moment, il s’est simplement dit qu’il allait se battre, peu importe l’issue. Pas de promesse héroïque. Juste une obstination totale. C’est souvent comme ça qu’il gagne ses plus grands matchs. Sans panache excessif, mais avec une lucidité brutale.
Learner Tien en ligne de mire
Ce succès l’envoie en huitièmes de finale, avec un adversaire qui ne lui rappelle pas que de bons souvenirs. Learner Tien. Le jeune Américain l’avait sorti ici même l’an dernier, au deuxième tour. Et en 2025, le bilan penche encore en faveur de Tien. Autant dire que Medvedev sait exactement ce qui l’attend. Un test différent, plus explosif, plus imprévisible.
Melbourne, terrain de revanche
Ces dernières saisons, l’Open d’Australie n’a pas toujours été tendre avec lui. Sorties précoces, frustrations, matchs inaboutis. Ce comeback face à Marozsan n’efface pas tout, mais il raconte quelque chose. Medvedev est encore là. Pas forcément flamboyant, pas toujours dominant, mais toujours capable de s’accrocher quand le sol se dérobe.
Un message écrit en cinq sets
Avant de quitter le court, il écrit sur la caméra : « 5 sets encore ». Simple. Brut. Presque banal. Mais dans un tournoi où chaque match est une épreuve d’endurance mentale, ce genre de détail compte. Medvedev n’a pas seulement gagné un match. Il a rappelé qu’à Melbourne, tant qu’il respire, rien n’est jamais terminé.
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