Un choc qui dépasse le simple mercato
La Saudi Pro League pensait avoir vécu l’essentiel de ses secousses. Elle se trompait. En quittant Al-Ittihad pour rejoindre Al-Hilal, Karim Benzema a déclenché un véritable séisme. Pas un simple transfert. Un basculement d’équilibre. Un acte politique, presque.
À 39 ans, après deux saisons pleines conclues par un doublé Coupe-Championnat en 2025 et un bilan massif de 54 buts et 17 passes décisives, Benzema a choisi de tourner la page. Mais pas n’importe comment. Pas n’importe où.
La rupture avec Al-Ittihad, lente et inévitable
Sous contrat jusqu’en juin 2026, Benzema n’était pas pressé de partir. Al-Ittihad, lui, voulait prolonger. Mais l’offre soumise n’a pas convaincu l’ancien Ballon d’Or. Jugée très inférieure à son statut et à son rendement, elle a été vécue comme une forme de déclassement. « Jouer gratuitement », selon l’entourage du joueur.
Le bras de fer s’est durci. Jusqu’au point de rupture. Benzema s’est mis en retrait, refusant même de disputer un match de championnat. Face à l’impasse, Al-Ittihad a cédé. Et ouvert la porte. Une porte qui menait directement… chez l’ennemi.

Al-Hilal frappe fort, très fort
Déjà armé comme une forteresse, Al-Hilal ajoute une pièce maîtresse à son arsenal. Benzema n’est pas seulement un buteur. C’est un symbole. Une référence mondiale. Un leader d’expérience qui connaît les grands rendez-vous et les pressions extrêmes.
Dans une SPL où chaque détail compte dans la course au titre, ce renfort change la donne. Al-Hilal n’a pas seulement recruté un joueur. Il a envoyé un message. À ses rivaux. À la ligue. Et à ses propres supporters.
Ronaldo hors de lui, Al-Nassr en colère
Ce message n’a pas été reçu calmement par tout le monde. Cristiano Ronaldo n’a pas caché sa fureur. Pour le Portugais, ce transfert déséquilibre la compétition et affaiblit directement Al-Nassr.
Le sentiment d’injustice est réel. D’autant plus que les deux clubs, Al-Hilal et Al-Nassr, sont contrôlés par le même fonds souverain, le PIF. Résultat : Ronaldo a refusé de participer au match contre Al Riyadh, envoyant un signal fort, presque frontal.
Une SPL sous tension, mais sans sanctions
Ces méthodes font grincer des dents. Image écornée, stars mécontentes, tensions publiques. Pourtant, selon les médias saoudiens, aucune sanction ne devrait être prise. Ni contre Benzema, ni contre Ronaldo. La priorité reste sportive. Et la SPL préfère le spectacle au conflit institutionnel.
Mais le malaise est là. Et il ne disparaîtra pas d’un simple communiqué.
Des retrouvailles déjà explosives
Le calendrier, lui, promet du feu. Le 19 février, Benzema accueillera son ancien club, Al-Ittihad, sous ses nouvelles couleurs. Puis, début mai, à trois journées de la fin, le derby de Riyad face à Al-Nassr pourrait être décisif pour le titre.
Avec ou sans Cristiano Ronaldo. Avec ou sans pardon.
Conclusion : un transfert qui redéfinit la SPL
Karim Benzema n’a pas seulement changé de club. Il a déplacé le centre de gravité du championnat. Ce transfert cristallise tout ce qu’est devenue la Saudi Pro League : ambitieuse, puissante, spectaculaire… et parfois instable.
La course au titre est relancée. Les egos sont froissés. Les stades attendent. Et une chose est sûre : en Arabie saoudite, le football n’est plus jamais neutre.
Photo by Yasser Bakhsh / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
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