- 1 Un silence glacial au Prudential Center
- 2 Merzlikins en mur infranchissable
- 3 Un duel verrouillé pendant quarante minutes
- 4 Fabbro débloque tout, Olivier achève
- 5 Bowness a changé la trajectoire
- 6 Les Devils s’effondrent quand ça compte
- 7 Columbus envoie un message clair
- 8 Conclusion : une équipe qui sait gagner moche… et c’est souvent bon signe
Un silence glacial au Prudential Center
Il y avait un parfum de match charnière dans l’air du New Jersey. Une de ces soirées où l’on sent que la dynamique peut basculer d’un côté comme de l’autre. Au final, ce sont les Columbus Blue Jackets qui ont imposé leur loi, sans bruit mais sans pitié, en s’imposant 3-0 sur la glace des New Jersey Devils. Sixième victoire consécutive. Dix succès sur les onze derniers matchs. Columbus n’avance plus, il roule.
Merzlikins en mur infranchissable
Dans ce genre de séries, il faut toujours un point d’ancrage. Un socle. Cette nuit, il s’appelait Elvis Merzlikins. Le portier letton a livré une prestation d’une froideur clinique, repoussant 24 tirs pour signer son premier blanchissage de la saison. Calme, bien placé, jamais affolé, il a dégagé une sérénité qui a contaminé tout le bloc défensif.
« On nettoie mieux devant le filet, on met plus de pression, ça rend le jeu plus simple pour nous », a-t-il résumé. Simple, efficace, implacable. Comme son match.

Un duel verrouillé pendant quarante minutes
Pendant deux périodes, la rencontre ressemble à une partie d’échecs. Peu d’espaces, peu de tirs dangereux, beaucoup de batailles le long des bandes. Les Devils ont la rondelle par séquences, mais rien de vraiment tranchant. Columbus accepte de défendre bas, tue parfaitement les pénalités, et attend son moment sans paniquer.
New Jersey pousse, mais se heurte à un mur. Et quand Timo Meier tente un geste de grande classe en spin-o-rama, Merzlikins claque la porte sans trembler.
Fabbro débloque tout, Olivier achève
Le match bascule en troisième période. De retour dans l’alignement après blessure, Dante Fabbro surgit à 5:24 pour ouvrir le score d’un tir masqué depuis le haut du cercle. 1-0. Le genre de but qui casse les jambes et les certitudes.
Les Devils accusent le coup. Et Mathieu Olivier sent le sang. L’ailier québécois part en échappée et glisse un revers parfait pour doubler la mise. Newark se fige. Puis, à quatre minutes de la fin, Olivier provoque une pénalité en tentant de marquer dans le filet désert et est crédité de son deuxième but. 3-0. Rideau.
Bowness a changé la trajectoire
Depuis l’arrivée de Rick Bowness derrière le banc le 12 janvier, Columbus affiche un visage radicalement différent. Sérieux défensif, intensité constante, discipline collective. Le bilan parle pour lui : 9-1-0. Les Blue Jackets étouffent leurs adversaires et savent désormais fermer un match.
« On joue sur nos appuis, pas sur les talons », résume Fabbro. Une phrase qui résume parfaitement cette équipe.
Les Devils s’effondrent quand ça compte
Côté New Jersey, le constat est brutal. Quatre défaites sur les cinq derniers matchs, et surtout une incapacité chronique à tenir sur la durée. « On s’est effondrés mentalement en troisième », a reconnu Sheldon Keefe. Sans Jack Hughes, encore blessé, l’attaque manque d’un cerveau, d’un tempo, d’un leader dans les moments chauds.
Columbus envoie un message clair
Cette victoire n’est pas un accident. Elle est la confirmation d’une métamorphose. Columbus défend mieux, attaque juste quand il faut, et joue avec une confiance qui ne trompe pas. Les chiffres sont là, la manière aussi. Et dans une Conférence Est impitoyable, les Blue Jackets sont en train de s’inviter très sérieusement dans la discussion.
Conclusion : une équipe qui sait gagner moche… et c’est souvent bon signe
À Newark, Columbus n’a pas brillé. Il a maîtrisé. Il a attendu. Puis il a frappé. Ce sont souvent les équipes capables de gagner ce genre de match qui vont loin. Les Devils doutent, les Blue Jackets avancent. Et à ce rythme-là, il va devenir très compliqué de les arrêter.
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