L’Atalanta expose les failles de la Juventus
La scène avait des airs de déjà-vu. Un grand rendez-vous. Une Juventus attendue. Et, au bout, une sortie de route brutale. Comme la saison passée, la Vieille Dame s’arrête en quarts de finale de Coupe d’Italie. Mais cette fois, sans débat. L’Atalanta Bergame a roulé sur la rencontre, imposé sa loi, étouffé Turin et signé un 3-0 aussi net que symbolique. Une qualification pour les demi-finales, et un message clair envoyé à toute l’Italie. Pendant que la Juve, elle, repart avec ses doutes bien serrés sous le bras.
Une première période à sens unique
Dès les premières minutes, le décor est planté. L’Atalanta joue haut, joue vite, joue juste. La Juventus recule, temporise, subit. Le pressing bergamasque mord, les transitions font mal, et chaque récupération ressemble à une menace immédiate. Logiquement, la digue cède à la 27e minute. Gianluca Scamacca ne tremble pas sur penalty et inscrit son neuvième but de la saison. 1-0, sans discussion.

En face, la Juve donne l’impression de chercher une solution qui n’existe pas. Circulation lente, peu de mouvements, aucune prise de risque. Un bloc coupé en deux, incapable de casser le rythme adverse. À la pause, le score est encore modéré. Le contenu, lui, est déjà inquiétant.
Le banc de l’Atalanta fait la différence
On attend un sursaut au retour des vestiaires. Une réaction d’orgueil, un changement de ton. Rien ne vient. Mieux encore, l’Atalanta enfonce le clou avec ceux qui sortent du banc. À la 77e minute, Kamaldeen Sulemana surgit, accélère, tranche, conclut. 2-0. Le match bascule définitivement.
Huit minutes plus tard, même scénario. Entrée en jeu, impact immédiat. Mario Pašalić croise parfaitement sa frappe et scelle le sort d’une Juventus désormais résignée. 3-0. Froid, précis, sans bavure. L’Atalanta déroule, la Juve encaisse.
Une Atalanta mûre, sûre de sa force
Ce succès n’a rien d’un accident. Deux ans après la finale perdue face à la Juventus, l’Atalanta prend une revanche pleine de sens. Collectif huilé, lecture parfaite des temps faibles, banc décisif. Tout respire la maîtrise. Cette équipe ne se contente plus de bousculer les grands. Elle les domine. Et elle avance désormais vers les demi-finales avec le costume d’un candidat très sérieux au trophée.
La Juventus face à son miroir
Pour la Juventus FC, la soirée a un goût amer. Éliminée sans avoir existé, incapable d’élever son niveau dans un match à enjeu, la Vieille Dame voit une nouvelle opportunité de titre s’envoler. Les mêmes maux reviennent, encore et encore. Manque d’intensité, absence de réaction, fragilité mentale. À Turin, la pression monte. Et les questions s’accumulent. Jusqu’à quand cette Juve acceptera-t-elle de subir l’histoire au lieu de l’écrire ?
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