Il y a des matchs qui basculent sur un tir. Et puis il y a ceux qui se gagnent à la tête. Lundi soir, à Denver, les Cleveland Cavaliers ont coché les deux cases. Longtemps menés, parfois bousculés, ils ont fini par renverser les Denver Nuggets dans une fin de rencontre irrespirable, portés par un duo extérieur déjà en train de marquer son époque.
Un match mal embarqué, puis repris en main
Cleveland a longtemps couru après le score. Jusqu’à onze points de retard en seconde période, une salle chauffée à blanc, et Denver qui semblait avoir le tempo. Mais les Cavaliers n’ont jamais lâché. Possession après possession, ils ont grignoté, sans s’affoler, en s’appuyant sur une défense plus agressive et un jeu plus patient.
À moins de cinq minutes du terme, pourtant, les Nuggets semblaient encore tenir le bon bout. Un tir primé de Christian Braun, suivi de deux lancers francs de Jonas Valanciunas, redonnait sept points d’avance à Denver. Le moment où beaucoup auraient cédé. Pas Cleveland.

Harden égalise, Mitchell conclut
Le money time a alors pris une autre dimension. D’abord par un geste signature. James Harden, pour seulement son deuxième match sous le maillot des Cavaliers, plante un tir à trois points en step-back pour ramener les deux équipes à égalité. Sang-froid total. Banc en feu.
Puis vient le moment de Donovan Mitchell. Déjà omniprésent toute la soirée, le leader de Cleveland obtient deux lancers francs à 0,9 seconde de la fin. Pas d’hésitation. Deux sur deux. Rideau.
Mitchell termine avec 32 points et 10 passes décisives, véritable métronome offensif et homme des décisions finales. Harden ajoute 22 points et 10 rebonds, confirmant une intégration express depuis son arrivée en provenance des Clippers.
Allen décisif, Jokic frustré
À l’intérieur, Jarrett Allen a pesé lourd. 22 points, 13 rebonds, et surtout un alley-oop crucial servi par Mitchell dans les dernières minutes, symbole d’un collectif qui a su répondre présent quand le match s’est tendu.
Côté Denver, Nikola Jokic a encore noirci la feuille de stats avec un triple-double (22 points, 14 rebonds, 11 passes). Mais cette fois, le Serbe repart frustré. Il manque le tir de la gagne au buzzer. Jamal Murray (17 points, 11 passes) n’a pas non plus réussi à inverser le scénario dans les dernières possessions.
Une dynamique qui s’affirme à Cleveland
Avec ce succès, Cleveland porte son bilan à 33 victoires pour 21 défaites et enchaîne une huitième victoire sur ses neuf derniers matchs. L’arrivée de Harden a clairement changé la lecture des fins de match, apportant une option supplémentaire et une sérénité nouvelle.
À l’inverse, Denver (34-20) traverse une zone plus floue, avec quatre défaites sur les cinq dernières rencontres. Les performances individuelles sont là, mais les résultats ne suivent plus.
Lundi soir, au pied des Rocheuses, les Cavaliers ont rappelé une chose simple : quand le match se joue sur les dernières secondes, le sang-froid fait souvent la différence. Et Cleveland en a montré beaucoup.
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