- 1 L’OM ouvre un nouveau chapitre : qui pour succéder à Roberto De Zerbi à l’OM ?
- 2 Beye, un pari émotionnel autant que tactique
- 3 Conceiçao, l’éternel rendez-vous manqué qui revient frapper à la porte
- 4 Solutions maison, pistes exotiques et un timing sous pression
- 5 Choisir, vite, et surtout choisir clair
L’OM ouvre un nouveau chapitre : qui pour succéder à Roberto De Zerbi à l’OM ?
Roberto De Zerbi a quitté la scène comme un acteur fatigué qui sort de son dernier plan-séquence, le visage fermé, les mots lourds et la certitude que plus rien n’allait changer. Dimanche soir, dans les coulisses du Parc des Princes, il avait beau tenter de masquer la fracture, tout sonnait creux. L’OM venait de prendre un 0-5 qui claque comme une gifle en plein mistral, et son discours résonnait déjà comme un au revoir.
Le coach brescian lâche alors cette phrase, presque une confession publique : le vrai problème, ce n’est pas la fin de saison, c’est l’OM. Quel OM jouera samedi face à Strasbourg ? Celui qui a étouffé Lens ou celui qui s’est noyé contre Bruges et Paris ? La réponse est finalement tombée bien plus vite que prévu. On ne verra plus aucun OM de De Zerbi. Pas cette semaine, pas plus tard. Rideau.
Beye, un pari émotionnel autant que tactique
La direction olympienne, bousculée une nouvelle fois par le tumulte maison, s’est mise en mouvement dès l’aube. Premier nom coché, presque logique : Habib Beye. Depuis son départ de Rennes, l’ancien capitaine marseillais tourne en rond, vexé, prêt à relever un défi qui lui parle au ventre. Les dirigeants l’ont sondé, histoire de tester la disponibilité et le degré d’envie, mais aucune offre n’a encore été formulée.
Beye porte une image paradoxale. Il sort d’une séquence douloureuse en Bretagne, secoué par un vestiaire qui n’a jamais réellement adhéré, mais conserve une cote intacte dans les cercles marseillais. Parce qu’il connaît la maison, parce qu’il sait ce que représente le Vélodrome quand il gronde, parce qu’il a du caractère et un discours qui ne tremble pas. Et parce qu’il incarne l’idée d’un OM qui se recentre sur des repères connus, presque familiaux.
Le contraste est cruel : la dernière fois qu’il a croisé De Zerbi, son Rennes avait explosé 0-3 en Coupe de France. Aujourd’hui, c’est lui qui pourrait ramasser les morceaux.
Conceiçao, l’éternel rendez-vous manqué qui revient frapper à la porte
L’autre nom qui revient avec insistance, c’est Sergio Conceiçao. Le coach d’Al Ittihad n’a rien perdu de son attirance pour Marseille. Depuis le printemps 2024, quand il avait trop tardé à se décider et laissé la place à De Zerbi, le Portugais garde un goût d’inachevé.
Ses liens avec Medhi Benatia et Pablo Longoria restent solides, presque naturels. Jorge Mendes, son agent, sait manier les projets aussi bien que les contrats. La clause libératoire à 4,5 millions fait réfléchir, son caractère volcanique peut refroidir, mais si l’OM cherche un meneur qui impose le ton en deux secondes, Conceiçao appartient à cette catégorie rare.
Solutions maison, pistes exotiques et un timing sous pression
En interne, plusieurs options existent pour traverser la tempête. Pancho Abardonado, fidèle lieutenant, a déjà connu ce rôle de pompier de service. Romain Ferrier, coach de la réserve, inspire une forme de continuité. Les deux peuvent même se partager le volant samedi pour éviter une nouvelle sortie de route.
Sur un autre registre, Éric Chelle, sélectionneur du Nigeria, a été proposé. Le profil intrigue, mais on reste sur du conditionnel. Rien de concret à ce stade.
Choisir, vite, et surtout choisir clair
L’OM a tourné la page De Zerbi pour répondre à la colère des supporters. Désormais, il faut écrire la suivante. Et l’encre risque de sécher très vite. Début mars, Lyon puis Toulouse débarquent au Vélodrome. Deux matches où le club peut relancer la machine ou sombrer encore.
Entre Beye le symbole, Conceiçao le rendez-vous repoussé, les options internes façon opération survie ou les pistes extérieures un peu folles, Marseille doit trancher. Ce choix dira tout. L’OM veut-il se stabiliser ou rallumer le brasier ? Avec ce club, les nuances sont souvent avalées dans le bruit.


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