La NBA a sanctionné le Jazz et les Pacers pour « conduite préjudiciable à la ligue » et « violation de la politique de participation des joueurs ». En d’autres termes, Adam Silver a punit les deux franchises pour avoir reposé des joueurs en bonne santé sans raison valable.
Le Jazz et les Pacers dans le collimateur
L’addition est très salée, surtout pour le Jazz, mais aussi pour les Pacers : 500 000 dollars d’amende pour Utah et 100 000 dollars pour Indiana. La raison est simple : les deux franchises ont fait en sorte de perdre des matchs volontairement, que ça soit en reposant des joueurs volontairement, ou encore pire, en ne faisant pas jouer ses starters dans le 4ème quart-temps d’un match à l’issue encore indécise.
La pratique est loin d’être nouvelle chez les équipes qui n’ont plus rien à jouer et elle a un nom bien connu des fans de NBA : le tanking. Mais pour la NBA, c’est un vrai fléau qui affecte le produit qu’elle peut proposer tout au long de l’année. Quel fan a envie d’aller voir un match pour se rendre compte que les trois meilleurs joueurs de son équipe favorite son mis au repos, sans aucune raison valable ? Aucun.
Les exemples récents
Dans le cas du Jazz, la grande ligue a ciblé deux matchs particuliers où le tanking était flagrant, mais c’est surtout la rencontre perdue contre le Magic (117-120) qui a fait parler. Alors que Utah menait de 17 points à un moment, Will Hardy, le coach du Jazz, a décidé de ne pas faire jouer ses starters dans le 4ème quart-temps, alors que son équipe menait uniquement de 7 petits points. L’objectif est clair : perdre le plus de matchs possibles pour s’offrir les meilleures chances d’obtenir le premier choix lors de la prochaine draft, mais quand il faut faire jouer les joueurs de banc tout le dernier quart-temps pour perdre, le tanking est poussé à son extrême. La ligue n’a pas cautionné, et ça va coûter cher au portefeuille du Jazz : 500 000 dollars.
Pour les Pacers, les stratagèmes employés sont moins nouveaux. Pascal Siakam, Andrew Nembhard et Aaron Nesmith, trois starters habituels de Rick Carlisle, ont été laissés au repos pour la rencontre contre le Jazz, dans un match potentiellement crucial pour savoir qui serait la meilleure des pires équipes. Au final, Indiana s’est incliné (122-131), mais l’opération a coûté 100 000 dollars à la franchise. Avec ces deux amendes, Adam Silver envoie un message clair : il ne cautionne absolument pas le fait de perdre volontairement des matchs, cela va à l’encontre de son objectif d’une ligue basée sur la compétitivité de toutes les franchises.
Quelles solutions pour régler le problème ?
Le tanking existe depuis bien longtemps en NBA. Certaines équipes avaient essayé d’être dans les meilleures dispositions pour accueillir le prodige Hakeem Olajuwon lors de la draft 1984, preuve que le phénomène n’est pas nouveau. Mais sur les dernières saisons, cela semble prendre une toute nouvelle dimension, qui pose réellement problème pour Adam Silver, le commissioner de la ligue.
D’un côté, de telles manoeuvres semblent compréhensibles. Une équipe mauvaise cherche à optimiser ses chances d’obtenir un bon choix de draft, afin de se relancer avec des jeunes talents pour ensuite retrouver les sommets. Pour certaines franchises, notamment les plus petits marchés, la draft et les transferts sont les seuls moyens de faire venir des stars. Mais d’un autre côté, ce processus nuit énormément à la qualité du produit proposé soir après soir par la NBA. Adam Silver a donc annoncé travailler en collaboration avec le Board of Governors et le Competition Committee pour trouver des solutions pour contrer ce problème.
Le tanking semble avoir pris une nouvelle dimension cette année, et la NBA et son big boss Adam Silver comptent bien le limiter au maximum. Reste maintenant à savoir quels seront les moyens déployés pour tendre vers une ligue la plus compétitive possible.
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