Un match à pression maximale dans la Principauté
Il y avait de la tension dans l’air du Louis-II. Monaco devait gagner pour respirer avant son choc européen. Nantes devait survivre pour ne pas sombrer. Au bout de 90 minutes nerveuses, c’est l’AS Monaco qui a pris l’oxygène. Le FC Nantes, lui, a pris l’eau.
Score final 3-1. Mais l’histoire est plus brutale que le tableau d’affichage.
Adingra en feu, Nantes KO en 30 minutes
Monaco a démarré comme une équipe qui refuse le doute. Pressing haut, attaques rapides, appels tranchants de Balogun. Nantes a reculé. Trop. Longtemps.
Puis Simon Adingra a décidé que la soirée serait la sienne.
Premier but après un cafouillage et une erreur d’Abakar Sylla. Deuxième but trois minutes plus tard, frappe propre, sèche, limpide. En moins de 180 secondes, le Louis-II passait du soulagement à l’euphorie.
Zakaria a ajouté le troisième dans une défense nantaise aux abonnés absents. 3-0 après une demi-heure. Rideau. Ou presque.

Un sursaut nantais trop tardif
Nantes a réduit l’écart juste avant la pause par Centonze. Un but presque symbolique. Une réaction d’orgueil, pas un renversement de dynamique.
En seconde période, les Canaris ont essayé. Beaucoup de centres. Peu d’idées. Abline invisible. El-Arabi frustré, même son magnifique geste acrobatique en fin de match sera refusé.
L’expulsion d’Aleksandr Golovin à l’heure de jeu aurait pu tout changer. Monaco à dix pendant plus de vingt minutes. Mais Nantes n’a jamais su appuyer là où ça fait mal.
Trop brouillon. Trop nerveux. Trop fragile mentalement.
Adingra, la nouvelle arme offensive
Dans cette soirée agitée, un homme sort du lot. Simon Adingra. Prêté cet hiver, l’Ivoirien s’est installé en patron offensif.
Deux buts, des appels constants, un vrai impact défensif. Il a apporté ce que Monaco cherchait depuis des semaines : de la percussion et de l’efficacité.
À quelques jours d’un barrage face au PSG en Ligue des Champions, c’est une excellente nouvelle. L’ASM a retrouvé un ailier capable de faire basculer un match.
Akliouche inquiète, Camara sous surveillance
Tout n’est pas rose pour autant. Maghnes Akliouche est sorti touché à la hanche avant la pause. Lamine Camara aussi a quitté ses partenaires.
Pocognoli se veut prudent, presque optimiste pour le Sénégalais. Plus réservé pour Akliouche. Et à l’approche d’un duel européen contre le PSG, la moindre absence pèse lourd.
Monaco a gagné, mais Monaco retient son souffle.
Nantes en crise ouverte
Côté nantais, le discours est beaucoup plus brutal. Nicolas Cozza parle de honte. Anthony Lopes évoque 35 minutes fantomatiques. Le coach Ahmed Kantari appelle à l’unité.
La réalité est froide. Cinquième défaite consécutive. 17e place. Huit points de retard sur le premier non barragiste.
Nantes n’est plus dans la peur. Nantes est dans l’urgence.
Il reste douze finales. Mais à ce rythme, la zone rouge ne sera pas un passage, ce sera une destination.
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