Une entrée maîtrisée, sans frisson
Il n’a pas traîné.
Stefanos Tsitsipas a lancé sa semaine à Doha avec sérieux et discipline. Face au Tunisien Moez Echargui, invité et 139e mondial, le Grec a fait ce qu’on attend d’un joueur de son rang : aucun cadeau, aucune déconcentration, zéro panique.
Score final : 6-4, 6-4. Propre. Net. Sans bavure.
Le plus impressionnant ? Aucune balle de break concédée. Pas une seule. Son service a tenu la baraque, son coup droit a fait reculer son adversaire et son jeu vers l’avant a étouffé toute tentative de rébellion.
Ce n’était pas flamboyant. C’était chirurgical.
Un Tsitsipas appliqué, presque clinique
Dans ce type de match, le danger n’est pas toujours visible. Un joueur moins bien classé, libéré, peut vite transformer un tour d’entrée en piège.
Tsitsipas, lui, a verrouillé la rencontre. Une prise de service dans chaque manche. Une gestion des points importants sans trembler. Une agressivité contrôlée du fond du court.
Il n’a jamais laissé Echargui croire que l’exploit était possible.
Ce genre de victoire ne fait pas les highlights. Mais elle installe une dynamique. Et dans un ATP 500 dense comme Doha, ça compte.

Medvedev, encore et toujours
Et maintenant, place au vrai test.
Au prochain tour, Tsitsipas retrouvera son grand rival, Daniil Medvedev. Le 15e duel entre les deux hommes. Une rivalité qui dure, qui pique, qui raconte une génération.
Avantage Medvedev pour l’instant : 10 victoires à 4.
Le Russe adore ce face-à-face. Sa capacité à absorber la puissance, à neutraliser le coup droit du Grec et à étirer les échanges a souvent fait la différence.
Mais Doha pourrait offrir un autre scénario.
Un choc plus stratégique que spectaculaire
Tsitsipas sait ce qui l’attend. Des rallyes longs. Des trajectoires basses. Une bataille mentale permanente.
Pour exister, il devra servir fort, raccourcir les points, imposer son rythme en coup droit et éviter de subir la diagonale revers. Surtout, il devra rester lucide quand Medvedev commencera à ralentir le jeu et à casser le tempo.
Ce n’est jamais un simple match entre eux. C’est un bras de fer psychologique.
À Doha, la mise est simple : un quart de finale, mais surtout un message envoyé au circuit.
Le décor est planté. Le classique peut recommencer.
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