Le Blé sous la pluie, l’OM sous pression
Il devait incarner un nouveau départ. Il a pris une douche froide.
Pour la première d’Habib Beye sur le banc de l’Olympique de Marseille, l’OM s’est incliné 2-0 sur la pelouse du Stade Brestois 29. Une défaite nette, logique, inquiétante.
Sous une pluie fine, dans un Francis-Le Blé amputé d’une partie de ses Ultras, Marseille avait pourtant commencé en monopolisant le ballon. Quelques frissons signés Gouiri et Greenwood. Rien de tranchant.
Et puis, comme trop souvent ces dernières semaines, la première vraie vague adverse a fait mouche.
Ajorque, patron des airs
Sur un centre de Magnetti dévié, Ludovic Ajorque s’élève plus haut que tout le monde. Tête croisée. 1-0 (10e). Sixième ballon touché, premier coup de massue.
Marseille vacille. Brest insiste. Guindo puis Ajorque frôlent le break. Il arrive à la 29e. Encore un centre de Magnetti, encore Ajorque, encore une tête. 2-0.
Aguerd et Pavard sont dépassés. Rulli hésite. L’OM est KO debout.
La barre sauve les Phocéens juste avant la pause. Sans ça, la note aurait pu être salée.

Réaction timide, penalty manqué
Au retour des vestiaires, Beye tente un coup. Vermeeren sort, Aubameyang entre. Un peu plus de percussion, un peu plus d’orgueil.
Mais Timber frappe sur Coudert. Gouiri manque le cadre. Greenwood obtient un penalty à la 82e minute. L’occasion parfaite pour relancer le match.
Coudert repousse.
Symbole d’une soirée à l’envers.
Les cadres haussent le ton
Après le coup de sifflet final, le discours est grave.
Pierre-Emile Hojbjerg ne mâche pas ses mots. « Il ne faut pas trop parler, il faut travailler et assumer. Ce qu’on fait, ce n’est pas assez bien. »
Même tonalité chez Benjamin Pavard. « Quand on est l’OM, on ne peut pas faire ce genre de match. Il faut travailler deux fois plus. »
Le mot revient en boucle. Travailler.
Mais au-delà des déclarations, c’est l’intensité qui interroge. Encore une première période ratée. Encore des erreurs techniques. Encore un manque de caractère dans les duels.
Un Olympico sous tension
Au classement, Marseille reste quatrième. Mais l’Olympique Lyonnais peut creuser l’écart. Lille et Rennes se rapprochent.
La première d’Habib Beye devait insuffler un électrochoc. Elle a surtout exposé l’ampleur du chantier.
À Brest, l’OM n’a pas seulement perdu trois points.
Il a laissé l’impression d’une équipe qui doute. Et à ce stade de la saison, le doute coûte cher.
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