Un but pour l’éternité
1:41 en prolongation.
3 contre 3.
Un duel États-Unis – Canada pour l’or olympique.
Jack Hughes récupère la passe de Zach Werenski dans le cercle gauche. Il arme, vise le cinq trous de Jordan Binnington.
La rondelle passe.
Explosion.
Le banc américain se vide. Les gants volent. Les bâtons s’élèvent comme des feux d’artifice du 4 juillet. À la Santagiulia Arena de Milan, Team USA vient de battre Équipe du Canada 2-1 et de décrocher la médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver 2026.
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— francetvsport (@francetvsport) February 22, 2026
Un moment qui rejoint immédiatement les images cultes du hockey américain.
Première médaille d’or olympique depuis 1980.
Premier tournoi « best-on-best » remporté depuis la Coupe du monde 1996.
Une génération vient d’entrer dans l’histoire.
Hellebuyck, la performance d’une vie
Si Hughes inscrit le but décisif, l’or s’est construit minute après minute derrière un homme : Connor Hellebuyck.
41 arrêts.
Une pluie de tirs canadiens.
Une domination territoriale rouge et blanche.
Le Canada a terminé avec 42 tirs contre 28 pour les États-Unis. En deuxième période, les Canadiens ont bombardé (19 tirs contre 8). Mais Hellebuyck a tout repoussé ou presque.

Il a stoppé une échappée de Connor McDavid.
Il a fermé la porte à Macklin Celebrini.
Il a sorti un arrêt du bâton irréel sur Devon Toews, alors que le filet semblait vide.
« Si on ne l’a pas, on ne gagne pas », a résumé Matthew Tkachuk.
Longtemps critiqué pour ses performances en séries NHL, Hellebuyck vient de signer la prestation la plus importante de sa carrière. Une validation. Une consécration.
Un Canada dominateur… mais impuissant
Le Canada n’a pas mal joué. Au contraire.
Cale Makar a égalisé en deuxième période.
Nathan MacKinnon a manqué un filet ouvert en troisième.
Connor McDavid a été le joueur le plus dangereux sur la glace et termine MVP du tournoi avec 13 points.
Mais la rondelle n’est pas entrée.
Privée de Sidney Crosby, blessé au bas du corps, l’Équipe du Canada a tout de même contrôlé de longues séquences. L’entraîneur Jon Cooper a parlé d’« une performance sans faille ».
Drew Doughty l’a dit aussi : c’était l’un des meilleurs matchs qu’il ait disputé.
Mais parfois, un seul jeu décide de tout.
Et ce jeu a été américain.
Une rivalité qui change d’équilibre
Depuis 2002, depuis 2010, depuis 2014, le Canada avait toujours trouvé un moyen de faire tomber les États-Unis dans les grands rendez-vous.
À Vancouver en 2010, Crosby avait marqué en prolongation pour l’or.
En 2026, c’est Hughes qui rend la pareille.
Cette victoire casse un cycle.
Auston Matthews l’a affirmé : il fallait « remettre USA Hockey sur la carte ».
Les Américains ont construit cette équipe autour de la chimie, du sacrifice et du rôle accepté. Certains choix de sélection avaient été critiqués. Mais le penalty kill américain a terminé parfait (17/17 sur le tournoi). Discipline. Cohésion. Caractère.
L’entraîneur Mike Sullivan parlait de « personnalité » dans le vestiaire. Une équipe de leaders.
Dimanche soir, cela s’est vu.
Hughes, symbole d’une nouvelle ère
Jack Hughes n’a pas eu un parcours linéaire.
Blessures. Critiques. Doutes.
Il commence le tournoi sur la quatrième ligne. Il accepte. Il travaille. Il s’impose.
En finale, il perd quelques dents après un coup de crosse. Il saigne. Il revient. Et il marque le but le plus important du hockey américain depuis 46 ans.
Son frère, Quinn Hughes, parle d’un moment « incroyable ».
Les images feront le tour du monde : Hughes, sourire ensanglanté, drapeau américain sur les épaules, célébrant devant une foule en délire.
Un héritage olympique
Les joueurs ont porté des drapeaux.
Ils ont chanté l’hymne américain.
Ils ont rendu hommage à Johnny Gaudreau en brandissant son numéro 13.
Comme l’équipe du « Miracle on Ice » en 1980, ce groupe vient d’inscrire son nom dans la mémoire collective.
Ce n’est pas seulement une médaille.
C’est une bascule générationnelle.
Dans une ère dominée par des superstars internationales en NHL, les États-Unis viennent de prouver qu’ils pouvaient régner eux aussi sur le sommet mondial.
Dimanche à Milan, ce n’était pas seulement un match.
C’était un message.
Et il a été signé Jack Hughes.
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Auteur/autrice
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Rédacteur chez PenseBet, passionné de sport et d’analyse. Étudiant en ingénierie, il allie rigueur et curiosité pour proposer des articles clairs, précis et pertinents sur l’actualité des paris sportifs.


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