Il fallait un miracle. Il y a eu une claque.
Battue 3-1 à l’aller en Norvège, l’Inter n’a jamais su inverser la vapeur au retour. Défaite 2-1 à San Siro, élimination 5-2 sur l’ensemble des deux matches. Et au-delà du score, un sentiment d’impuissance qui a glacé Giuseppe Meazza.
Face à un FK Bodø/Glimt audacieux, discipliné et terriblement efficace, l’Inter Milan a quitté la Ligue des Champions par la petite porte. Sous les sifflets. Sous les doutes.
Une erreur fatale et un stade qui se fige
L’Inter avait commencé avec de l’envie. Dimarco multipliait les centres. Frattesi se projetait. Akanji tentait de sécuriser derrière. Mais la fragilité a fini par surgir.
À la relance, Manuel Akanji tergiverse. Trop long, trop lent. Blomberg surgit, défie Sommer. Le gardien suisse repousse, mais Hauge suit et pousse au fond. 0-1. Silence dans les tribunes.
🥶 HAUGE POSE LA CLIM À GIUSEPPE MEAZZA !
L’Inter a 30 minutes pour réaliser un véritable exploit et marquer 3 buts sur CANAL+FOOT 🖥️#INTBOD | #UCL pic.twitter.com/FRc2tjDQtN
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) February 24, 2026
Cette erreur a tout changé. Elle a offert au bloc norvégien la confiance qu’il cherchait. Et elle a symbolisé une équipe qui doute dès que la pression monte.
Bastoni a bien réduit l’écart plus tard. Mais Evjen avait déjà frappé en contre. Trop tard. Trop peu.
Un Inter stérile, un Bodø chirurgical
L’Inter a eu le ballon. Beaucoup. Mais dans les trente derniers mètres, le vide. Les centres de Dimarco ne trouvaient personne. Barella s’épuisait. Zieliński frappait sans vraiment inquiéter.
En face, Bodø alternait pressing ciblé et transitions éclairs. Le premier but naît d’un pressing intelligent. Le second d’un mouvement axial limpide. Ce n’était pas un accident. C’était un plan parfaitement exécuté.
En conférence, Cristian Chivu a reconnu la supériorité adverse. Nicolò Barella a parlé d’erreurs individuelles. Les mots étaient mesurés. Les images, elles, étaient brutales.
La presse italienne sans pitié
En Italie, les titres ont claqué dès le coup de sifflet final. « Débâcle ». « Humiliation ». « Catastrophe ». Les médias ont pointé le manque d’intensité, l’incapacité à débloquer le match, l’écart d’énergie.
Sur les réseaux sociaux, les joueurs ont été pris pour cible. L’erreur d’Akanji, les occasions manquées de Thuram, le manque d’impact de certains cadres. Rien n’a été épargné.

Dans une saison européenne déjà compliquée pour les clubs italiens, cette élimination fait tâche. Le Napoli est à la peine. La Juventus joue sa survie. L’Atalanta avance sur un fil.
L’Inter, finaliste récemment contre Manchester City puis le Paris Saint-Germain, devait incarner la continuité du renouveau. Elle symbolise aujourd’hui le malaise.
Un signal inquiétant pour le football italien
Ce n’est pas seulement une élimination. C’est un révélateur.
L’écart d’intensité, de fraîcheur mentale, de cohérence collective a sauté aux yeux. Bodø/Glimt a joué libéré. L’Inter, crispée.
La Norvège continue de traumatiser l’Italie, quelques mois après les désillusions en sélection. Pendant que Bodø célèbre un exploit historique, le football italien s’interroge sur sa place réelle dans la hiérarchie européenne.
San Siro a déjà connu des soirées héroïques. Celle-ci restera comme une gifle.
Et parfois, les gifles réveillent. Reste à savoir si l’Inter saura en faire quelque chose.
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