Il y a des multiplex où tout se passe. Et puis il y a ceux où un match écrase tous les autres.
Ce barrage retour de Ligue des Champions devait confirmer les logiques. Newcastle avait une avance confortable, Leverkusen aussi. L’Inter, elle, devait renverser Bodø/Glimt après le 3-1 encaissé en Norvège.
À l’arrivée, un exploit monumental. Et une claque pour le football italien.
San Siro passe de l’espoir au silence
Battue à l’aller, l’Inter Milan est entrée fort. Pressing haut, centres de Dimarco, projections de Barella et Frattesi. Haikin multipliait les parades. Bisseck voyait un ballon sauvé sur la ligne. Akanji touchait le poteau.
Le stade poussait. L’illusion prenait forme.
Mais le FK Bodø/Glimt ne pliait pas. Et à la 58e minute, tout a basculé.
Relance catastrophique d’Akanji. Hauge surgit. 0-1. San Siro se fige.
Puis le contre parfait. Hauge lance Evjen plein axe. Frappe croisée. 0-2.
Bastoni réduit l’écart sur corner. 1-2. Trop tard. Trop fragile. Score cumulé 5-2. Élimination sèche.
Ce n’était pas un accident. C’était une démonstration de maîtrise collective face à une équipe italienne crispée.

Newcastle gère le chaos à St James’ Park
À St James’ Park, le Newcastle United avait déjà fait le plus dur à l’aller (6-1). Le retour contre Qarabağ FK a été plus animé que prévu.
Tonali ouvre le score dès la 4e minute. Joelinton double la mise dans la foulée. 2-0 en six minutes. Pressing intense, rythme anglais.
Mais Qarabag refuse de sombrer. Réduction de l’écart, penalty obtenu, rebond converti. 3-2 au final.
Spectacle, tension, mais qualification jamais vraiment menacée. Newcastle avance.
Leverkusen maîtrise, sans bruit
À la BayArena, le Bayer 04 Leverkusen n’a pas cherché le feu d’artifice. Fort de son 2-0 acquis en Grèce, le club allemand a contrôlé le tempo face à l’Olympiakos FC.
0-0. Gestion. Discipline. Schick et Hofmann ont testé Tzolakis, Blaswich a répondu présent quand il le fallait.
Moins spectaculaire que Milan ou Newcastle, mais terriblement mature. Leverkusen continue son chemin européen avec sérénité.
La sensation vient de Norvège
La vraie histoire de la soirée, c’est Bodø/Glimt.
Pressing intelligent, transitions éclairs, sang-froid total dans les moments clés. Le collectif de Kjetil Knutsen n’a pas volé sa qualification. Il l’a construite.
L’Inter, finaliste récente de la compétition, quitte la scène continentale avec des regrets immenses. Défense fébrile, inefficacité chronique, gestion émotionnelle fragile.
Cette élimination dépasse le simple résultat. Elle interroge le niveau réel du football italien face aux nouvelles forces européennes.
Pendant que Newcastle et Leverkusen avancent logiquement, Bodø/Glimt écrit une page d’histoire.
Et rappelle à toute l’Europe une vérité simple. En Ligue des Champions, rien n’est acquis.
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