Ce match n’a jamais choisi son camp. Il a vacillé, basculé, tremblé jusqu’au bout entre Spurs et Clippers. Au milieu de ce tumulte, une silhouette a fini par remettre de l’ordre : Victor Wembanyama, encore lui. Toujours lui.
Victor Wembanyama
« En ce moment, je me concentre sur prendre soin de mon corps car je veux aussi remporter le titre de MVP et celui de meilleur défenseur de l’année. Je vais donc tout donner d’ici la fin de la saison. » pic.twitter.com/PLXfw0m5Vk
— The Daily Dunk (@dailydunkfr) March 14, 2026
Avec 21 points et 13 rebonds, le Français a été le fil conducteur d’une soirée complètement folle, conclue par une victoire des San Antonio Spurs face aux Los Angeles Clippers, 119-115. Une 50e victoire cette saison. La première depuis 2017. Et un message clair envoyé à toute la conférence Ouest.
Un départ à l’envers
Le début de match, pourtant, ressemble à un mauvais rêve. San Antonio rate huit de ses neuf premiers tirs. Rien ne rentre, rien ne tourne. En face, les Clippers jouent libérés. Adresse insolente, rythme élevé, confiance maximale. Résultat, 17-3 d’entrée.
Darius Garland has unlocked a new strat to ensure you don’t get blocked by Wemby
All you got to do is pull up from the logo pic.twitter.com/9UbOoz83bM
— Point Made Basketball (@pointmadebball) March 17, 2026
Los Angeles shoote à 65 % dans le premier quart-temps, plante cinq tirs à trois points et convertit presque tous ses lancers. Sans Kawhi Leonard, laissé au repos, la machine tourne quand même et les Spurs sont en échec. Mais pas pour longtemps.
La vague texane
Quelque chose change à la fin du premier quart-temps. Une série. Puis une autre. Et soudain, tout bascule. San Antonio enchaîne 15 points consécutifs à cheval sur les deux premiers quart-temps. La défense se resserre, les tirs rentrent, le tempo s’inverse. Le deuxième quart devient une démonstration. 37-15 pour les Spurs. Le match est retourné comme une crêpe. À la pause, San Antonio mène 66-52.
Stephon Castle mène la charge avec une ligne complète, pendant que Wembanyama impose sa présence des deux côtés du terrain. Rien de spectaculaire en apparence, mais tout est sous contrôle. Enfin, presque.
Un match qui refuse de mourir
Au troisième quart-temps, les Spurs enfoncent le clou. L’écart grimpe jusqu’à +24 et le match semble plié mais les Clippers n’ont pas dit leur dernier mot. Portés par Darius Garland, ils lancent un run de 16-3 pour revenir à dix points avant le dernier quart.
Et là, tout redevient possible. Los Angeles s’accroche, grignote, revient à quatre points à moins de 40 secondes de la fin. La salle se lève et le doute s’installe. Mais cette fois, San Antonio ne craque pas et rentre quatre lancers francs de suite avec un sang-froid total, rideau.
50 victoires et un cap franchi
Au-delà du scénario, ce succès a une portée bien plus large. 50 victoires. Une barre symbolique. Une confirmation aussi. Ces Spurs ne sont plus une surprise, ils sont une réalité. Devin Vassell ajoute 20 points, Castle compile 23 points, 8 passes et 7 rebonds, et le collectif tient malgré les tempêtes.
En face, les Clippers retombent à l’équilibre et continuent de se battre pour accrocher le play-in. Leur banc a pourtant répondu présent, mais l’absence de Leonard a pesé dans les moments clés. San Antonio, lui, regarde plus haut. Parce que quand une équipe est capable de revenir de nulle part, de dominer, de s’effondrer… puis de se relever encore, ce n’est plus du hasard.
C’est le signe d’un groupe qui apprend à gagner. Et qui commence sérieusement à y prendre goût, pourvu qu’il continue en playoffs, pourquoi pas aller chercher un titre !



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