Il y avait urgence dans l’air chaud de l’Arizona. Les Suns restaient sur cinq défaites d’affilée, une dynamique qui glisse, et ce sentiment désagréable de perdre le fil au pire moment. Puis, dimanche soir, tout a basculé. Sans trembler, sans regarder derrière, les Phoenix Suns ont repris le contrôle, balayant les Toronto Raptors 120-98 avec une autorité presque oubliée.
Au cœur de cette remise à l’endroit, un homme. Devin Booker. 25 points, des tirs propres, un tempo maîtrisé. Pas juste un scoreur, mais un patron. Celui qui dicte le rythme quand tout tangue.
Un match à sens unique, ou presque
Dès les premières possessions, Phoenix a envoyé un message clair. Adresse extérieure, intensité défensive, circulation de balle fluide. Résultat, un 34-20 après douze minutes. Toronto encaisse, recule, subit. À la pause, l’écart est déjà lourd, 66-48. Booker est dans son match, Scottie Barnes tente de maintenir les Raptors à flot, mais la vague est trop forte.
Puis vient ce moment, fin du troisième quart. Booker attaque le cercle, absorbe le contact, marque, plus le lancer. 92-62. Rideau. L’action qui résume tout. Impact, contrôle, sang-froid.
Booker en chef d’orchestre des Suns
Ce succès ne repose pas que sur une tête d’affiche. Jalen Green apporte 20 points, précieux, tranchants. Collin Gillespie en ajoute 16. Et derrière, le banc répond présent.
RYAN DUNN TOOK OFF FROM TEMPE pic.twitter.com/UdmgviF6t2
— PHNX Suns (@PHNX_Suns) March 23, 2026
Ryan Dunn, 12 points pleins d’énergie. Rasheer Fleming, rookie sans complexe, 11 unités qui comptent. Une deuxième unité qui joue juste, qui joue simple, et surtout qui joue ensemble. Le plus marquant, c’est ça. Phoenix n’a jamais été mené. Pas une seconde. Une démonstration de maîtrise plus que de domination brute.
Toronto reste sous pression
En face, les Raptors enchaînent une deuxième défaite et voient leur avance fondre à l’Est. Toujours cinquièmes, mais avec les Atlanta Hawks et les Philadelphia 76ers qui respirent dans leur nuque.
Barnes termine avec 17 points, RJ Barrett et Ja’Kobe Walter ajoutent 13 chacun. Des chiffres corrects, mais sans véritable impact sur le récit du match. Toronto n’a jamais vraiment existé dans cette rencontre.
Un signal malgré les absents
Et c’est peut-être là que cette victoire prend une autre dimension. Phoenix gagne sans une partie importante de sa rotation. Royce O’Neale, Grayson Allen, Dillon Brooks, Mark Williams… tous à l’infirmerie. Pas d’excuses. Juste une réponse collective.
40 victoires désormais. Déjà mieux que la saison passée et tout ça sans un certain Kevin Durant. Et encore dix matchs pour affiner, corriger, monter en pression. Dimanche soir, les Suns ont repris leur souffle. Et parfois, dans une fin de saison qui s’emballe, c’est exactement ce dont une équipe a besoin.



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