Après un Game 1 réussi, New-York s’attendait surement à enfoncé le clou au Game 2 pour repartir à Atlanta à 2-0 . Hier soir, CJ McCollum a décidé que ce ne serait pas une de ces nuits-là. 32 points, un sang-froid de chirurgien dans les dernières minutes, et un buzzer final qui laisse New York dans un silence de cathédrale. Atlanta s’impose 107-106, égalise à 1-1 dans la série, et rentre en Géorgie avec quelque chose que personne n’avait vraiment vu venir.

Pourtant, à la fin du troisième quart-temps, le scénario semblait écrit. Les Knicks menaient de 12 points, Karl-Anthony Towns venait de claquer 14 unités sur la seule troisième période, et Atlanta n’avait pas mené une seule seconde de la deuxième mi-temps. New York était 40-1 en playoffs depuis 1955 quand ils menaient de 12 longueurs ou plus après trois quarts-temps. La seule défaite ? Reggie Miller, 25 points dans le quatrième quart, Garden 1994. Ce genre de statistique ne ment pas souvent.
McCollum, le bon au bon moment
CJ McCollum a débarqué à Atlanta en janvier dans le trade qui a envoyé Trae Young à Washington. Un échange qui a fait couler beaucoup d’encre, qui a divisé une fanbase, et qui avait tout du pari risqué en cours de saison. Lundi soir au Garden, il a répondu à tout le monde d’un seul coup. Panier à 2:09 de la fin pour donner pour la première fois l’avantage aux Hawks en deuxième mi-temps, 101-100. Puis un autre pour porter l’écart à trois. Brunson répond d’un trois-points pour égaliser, McCollum replace immédiatement sur un step-back à mi-distance, 105-103 à 33 secondes du buzzer. Froid. Méthodique. Implacable.
Fun chess match at the end of Hawks/Knicks.
Brunson was trying to get the Okongwu matchup almost every time down. Hawks mixed coverages up very nicely to try and keep him off balance. Sprinkled in hedges, hedge-and-unders, blitzing, switching, hard doubling. pic.twitter.com/v4h6WvpxPj
— Steph Noh (@StephNoh) April 21, 2026
Ce qui rend la performance encore plus belle, c’est le contexte dans lequel elle s’est produite. En fin de troisième quart-temps, McCollum et Jose Alvarado se sont retrouvés nez à nez, tensions à fleur de peau, deux fautes techniques distribuées. Le Garden a hurlé, sifflé, insulté. McCollum a répondu en jouant le meilleur basket de sa nuit. « C’est un long match », a-t-il dit sobrement après. « Il faut jouer jusqu’à zéro. »
New York offre le match sur un plateau d’argent
Atlanta aurait pu tout gâcher. McCollum rate deux lancers francs à 5,6 secondes de la fin, New York récupère le ballon avec une chance de voler la victoire. Pas de timeout, le ballon file vers Mikal Bridges en bout de course. Son shoot s’envole, frappe le cercle, ressort. Game over.
Les Knicks n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Menés par un Towns fantôme en première mi-temps, quatre petits points avant la pause, ils avaient pourtant réussi à construire un avantage confortable grâce à un troisième quart-temps autoritaire. Mais dans le money time, les décisions ont manqué, les tirs n’ont pas voulu rentrer, et une équipe d’Atlanta portée par sa jeunesse et McCollum a pris ce qu’elle était venue chercher. Josh Hart, 15 points, 13 rebonds et 6 passes pour les Knicks, ne tourne pas autour du pot : « C’est un match qu’on devait gagner. En playoffs, on ne peut pas offrir des matchs. »
« This is a game we should’ve won. In the playoffs you can’t give away games »
– Josh Hart on Game 2 pic.twitter.com/PyYveuV91R
— Knicks Videos (@sny_knicks) April 21, 2026
Jalen Brunson on the 4th quarter of Game 2:
« We were a little stagnant. I have a saying – I can control what I can control. Poor decision making on my part. We’ve got to play better with the lead. That’s twice in the 4th quarter we’ve done that » pic.twitter.com/U9IYC9Tz3b
— Knicks Videos (@sny_knicks) April 21, 2026
Brunson finit à 29 points mais disparaît dans le quatrième quart-temps face à un McCollum qui lui vole littéralement la vedette sur sa propre scène.
La série repart de zéro, Atlanta reprend confiance
New York voulait assommer Atlanta d’entrée, prendre 2-0 et gérer. C’est raté. Les Hawks rentrent chez eux avec le momentum, la confiance, et la certitude que leur acquisition de janvier peut performer quand la pression est maximale. Jalen Johnson a ajouté 17 points décisifs, Jonathan Kuminga 19 unités depuis le banc. Ce groupe a du talent, et il commence à le montrer au pire moment pour les Knicks.
Game 3 se joue jeudi à Atlanta. New York sait désormais que cette série ne ressemblera pas à une promenade de santé. Et McCollum, lui, sait qu’il a trouvé son moment.



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