Périple en autocar : les Blue Jays jouent les prolongations sur la route 
Le voyage entre Phoenix et Anaheim n’avait rien d’une croisière de luxe pour la délégation de Toronto. À la suite d’un problème technique sur les commandes de vol de leur appareil, les joueurs ont dû faire une croix sur leur jet privé. Devant le dilemme d’attendre un avion de secours ou de prendre la route, le vestiaire a voté pour un trajet de cinq heures en autobus sur l’Interstate 10. Une expérience digne des échelons inférieurs qui a forcé les athlètes à dormir entre les caisses d’eau, le tout rythmé par les ronflements du staff.
Cette entorse au confort habituel n’a pas manqué de faire réagir le vétéran Max Scherzer, qui a déjà promis de traîner son gérant, John Schneider, devant le tribunal interne des joueurs pour crime contre l’ergonomie.
Dylan Cease : le repos du guerrier porte ses fruits 
Dans ce joyeux chaos logistique, une exception stratégique a été faite pour Dylan Cease. Afin de préserver le seul bras partant encore valide d’une rotation décimée par les blessures, la direction l’a envoyé en avance par vol commercial. Bien lui en a pris : parfaitement reposé, l’artilleur a passé la soirée à découper les frappeurs des Angels, empilant un total impressionnant de 12 retraits sur des prises en seulement cinq manches. Sa performance autoritaire a permis aux siens de l’emporter 5-2 et de souffler un peu après une nuit écourtée.
Vladdy Jr. garde la flamme, l’enclos ferme la porte
Au bâton, Vladimir Guerrero Jr. a prouvé qu’il n’avait pas besoin d’un siège inclinable pour rester dangereux. En propulsant une balle à 430 pieds en troisième manche, il a non seulement aidé son équipe, mais il a aussi étiré sa séquence de matchs avec au moins un coup sûr à 11. C’est l’étincelle dont Toronto a besoin en ce moment pour compenser une liste d’infirmerie qui ne finit plus de s’allonger, avec notamment Berríos, Yesavage et Bieber sur le carreau.
La fin de rencontre a été gérée avec brio par une relève qui semblait avoir oublié la fatigue du trajet. Braydon Fisher, Louis Varland, Tyler Rogers et Jeff Hoffman ont enchaîné quatre manches blanches, Hoffman s’offrant même le luxe de passer trois frappeurs dans le vent en neuvième pour sceller l’issue du match. Finalement, ce voyage en bus aura eu l’effet d’un électrochoc positif pour le moral des troupes.
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