Le TD Garden attendait une confirmation. Il a eu une réponse mais pas celle qu’il espérait.Deux jours après avoir roulé sur Philadelphie, Boston s’est pris un retour de flamme aussi violent que maîtrisé. Victoire des Sixers, 111-97, série relancée. Mais plus que le score, c’est une sensation qui s’installe. Celle d’un équilibre retrouvé et d’un duo qui commence à faire beaucoup de bruit.
V. J. Edgecombe et Tyrese Maxey ont pris ce match à bras-le-corps. Et ils ne l’ont jamais lâché malgré les attaques d’un Jaylen Brown utra-dominant.
Edgecombe, la douleur en carburant
Il y a des rookies qui découvrent les playoffs. Et puis il y a ceux qui les attaquent comme Edgecombe. Le guard des Sixers Chute lourdement dès les premières minutes, dos touché, grimace qui ne trompe personne. Sortie rapide vers les vestiaires et on se dit que la soirée va être compliquéepour Philadelphie.
Mais Edgecombe revient et il commence à arroser sévère la défense des C’s finissant la rencontre avec 30 points, 10 rebonds et six tirs primés. Une performance qui claque dans l’histoire, la première du genre pour un rookie en playoffs depuis Tim Duncan en 1998. Rien que ça.
Mais les chiffres ne racontent pas tout car ce qui frappe le plus, c’est sa confiance presque insolente. Quand Boston lui laisse un espace, il punit, quand Boston resserre, il insiste et il joue comme si la pression n’existait pas. Et à chaque tir qui fait mouche, le Garden se crispe un peu plus. Le rookie se permet même de faire un petit clin d’oeil à la caméra lorsqu’il inscrit le dagger à la fin du match.
VJ hit a 3 and winked at the camera 😂👏 https://t.co/HArblH8ywF pic.twitter.com/Mzr2lTNeo7
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Maxey, chef d’orchestre et finisseur
Dans l’ombre lumineuse d’Edgecombe, Maxey a été tout aussi essentiel avec 29 points et 9 passes. Un match plein, propre, tranchant. Là où Philadelphie avait sombré dans le Game 1, lui a remis de l’ordre avec du rythme et de la vitesse, des capacités qu’ils n’avait pas pu mettre en avant dimanche dernier. Il a accéléré quand il fallait, temporisé quand nécessaire et surtout, il a fait les bons choix. Il s’est même permis de méchamment crosser Max Shulga
Tyrese Maxey made Max Shulga TOUCH EARTH 😮💨
Sixers on the verge of stealing Game 2 vs. the Celtics!pic.twitter.com/PVqVEdNQVs
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Ce duo a porté une attaque fluide, inspirée, presque libérée. 19 tirs à trois points inscrits, un ballon qui circule, des responsabilités partagées. On est loin de l’équipe étouffée vue lors du premier match.
Boston souffle, puis craque
Et pourtant, les Celtics ont tenté et surtout Jaylen Brown qui a été incandescent. Un total de 36 points, des drives puissants, un dunk rageur qui a fait lever toute la salle… avant de lui valoir une faute technique dans la foulée. Un moment électrique, à l’image du match.
JAYLEN BROWN POSTER
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Jayson Tatum a flirté avec le triple-double, 19 points, 14 rebonds, 9 passes. De l’impact, de la présence, mais pas assez de précision. Boston revient à deux points en début de quatrième quart. 91-89. Le match bascule dans une zone tendue, presque irrespirable et puis Philadelphie appuie.
Le run qui change tout
Un 11-0 sec, brutal, sans appel et en quelques possessions, le match échappe aux Celtics. Les tirs ne rentrent plus, les décisions deviennent hésitantes, la défense se fissure. En face, les Sixers déroulent sans forcer, mais avec une maîtrise glaciale.
À quatre minutes de la fin, l’écart est fait. Et cette fois, il ne bougera plus et Boston lâche. Les titulaires sortent tandis que le Garden se vide lentement, comme résigné.
Direction Philadelphie
Ce Game 2 n’efface pas la claque du premier. Mais il change tout le reste notamment parce qu’il installe un doute côté Boston. Parce qu’il donne une certitude à Philadelphie. Oui, cette série peut basculer et oui, sans Embiid, il y a des solutions. Vendredi, direction Philadelphie. Nouveau décor, nouvelle pression. Et une question qui flotte déjà dans l’air :
Boston peut-il reprendre le contrôle, ou vient-on d’assister au vrai point de départ de cette série ?



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