Le match des Cavs qui était rediffusé au Grand Rex par Trashtalk n’était pas beau, pas fluide et par moments, presque brouillon. Mais en playoffs, il y a des victoires qui comptent plus que leur esthétique.
BONNE SOIRÉE DE PLAYOFFS À TOUS !!!
ON RETOURNE LE GRAND REX CE SOIR LETS GOOOO !!! 😍😍😍 pic.twitter.com/GuXJqyKfoP
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 26, 2026
Toronto vient de s’en offrir une, version combat, version nerfs, version survie. 93-89 contre Cleveland, série à égalité, et une impression qui s’installe lentement mais sûrement. Celle d’un rapport de force en train de glisser.

Scottie Barnes, le sang-froid dans le chaos
Dans un match où chaque tir semblait peser une tonne, Scottie Barnes a fait ce que font les leaders quand tout devient confus. Il a simplifié le jeu en inscrivant 23 points, 9 rebonds, 6 passes, et surtout ces deux lancers francs dans la dernière minute, ceux qui font basculer une soirée entière.
Pas de geste spectaculaire, pas de moment hollywoodien. Juste de la lucidité. Une lecture parfaite du tempo, et ce calme qui ne s’achète pas. Barnes n’a pas dominé le match et les Cavs, il les a contrôlés.
Une attaque en panne, un collectif qui insiste
Ce succès est presque une anomalie statistique. Toronto termine à 4 sur 30 à trois points dont quatorze tirs longue distance ratés d’affilée pour commencer. Une attaque qui tâtonne, qui cherche des solutions, qui doute parfois.
Et pourtant, ça tient. D’abord parce que Brandon Ingram finit par trouver la mire après un départ compliqué, mais également parce que RJ Barrett attaque le cercle sans relâche et que Collin Murray-Boyles apporte de l’impact des deux côtés du terrain. Toronto refuse de sortir du match et chaque possession devient une bataille et chaque stop défensif, une petite victoire.
Les Cavs laissent filer
En face, les Cavs ont eu le match en main. Par séquences, par impulsions. Donovan Mitchell a tenté de forcer la décision, notamment dans le quatrième quart-temps avec 12 de ses 20 points. James Harden a alterné entre éclairs de génie et pertes de balle frustrantes (7 turnovers)
Donovan Mitchell FOUL BAITING down 3 points instead of just going out there and getting a bucket is disrespectful to the game of basketball. pic.twitter.com/EeHlVRWkwu
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Mais rien n’a vraiment tenu avec 18 turnovers. Trop de possessions offertes et surtout trop d’opportunités gâchées. Mitchell lui-même le sait. Un tir pour égaliser, manqué où il tente de provoquer une faute alors qu’il avait le temps de prendre un bien meilleur tir. Une remontée de balle mal gérée dans le money time avec une violation de 8 seconde à moins d’une minute de la fin par Mitchell. Des détails, mais en playoffs, ce sont eux qui décident de tout.
Les deux dernières minutes qui résument tout
Il reste 49 secondes à jouer et Barrett réduit l’écart. La pression monte, les Cavs hésitent, puis perdent le fil et même le chronomètre devient un ennemi. Violation des huit secondes provoquée par Jamal Shead. Ballon rendu.
L’ACTION DE JAMAL SHEAD QUI POURRAIT TOUT FAIRE BASCULER ! pic.twitter.com/5sFNCjFlQc
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Derrière, Barnes attaque, provoque la faute, convertit ses deux lancers et Toronto passe devant. La suite est un condensé de frustration côté Cavs. Des tirs ouverts, mais ratés. Une défense solide, mais insuffisante. Et un 10-2 encaissé dans les dernières minutes qui fait basculer le match.
Une série devenue un combat
Ce Game 4 ne donne pas forcément d’indications tactiques limpides. Mais il raconte autre chose. Une bascule émotionnelle. Une équipe de Toronto qui a trouvé une identité claire, physique, intense, presque étouffante.
Les Cavs, eux, ont perdu un peu de leur fluidité. Un peu de leur confort. Comme l’a résumé Harden, la série est maintenant un format court. Un best-of-three avec trois matchs pour tout décider.
Retour à Cleveland, avec des certitudes et des doutes
Le Game 5 se jouera dans l’Ohio. Et sur le papier, l’avantage du terrain revient aux Cavs. Mais l’élan, lui, est clairement canadien. Toronto vient de gagner deux matchs de suite en playoffs pour la première fois depuis 2022. Ce n’est pas anodin et c’est le signe d’une équipe qui apprend, qui s’adapte, qui s’endurcit.
Et dans une série où chaque point est arraché, où chaque erreur coûte cher, ce genre de dynamique peut peser bien plus lourd que n’importe quelle statistique.
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