- 1 Toronto a très bien démarré, Cleveland a longtemps joué avec le frein à main
- 2 Le run de fin de deuxième quart a tout relancé
- 3 Jarrett Allen a pris le match dans ses mains
- 4 Mitchell a guidé, Harris a frappé, mais Allen a donné le ton
- 5 Toronto s’est battu
- 6 Maintenant, Detroit attend Cleveland pour une autre guerre
Les Cavaliers n’ont pas survolé leur Game 7. Ils l’ont d’abord regardé leur échapper doucement, avant de le reprendre avec autorité. Et à l’arrivée, c’est bien Cleveland qui continue sa route après une victoire 114-102 contre Toronto, au terme d’un match longtemps accroché, puis finalement renversé par la puissance intérieure, la défense et un énorme Jarrett Allen. Les Cavs verront donc les demi-finales de conférence, où Detroit les attend déjà. Pour les Raptors, l’aventure s’arrête là, avec des regrets, mais aussi avec la sensation d’avoir existé jusqu’au bout.
Ce genre de match ne se gagne pas toujours avec élégance. Il se gagne parfois en acceptant de souffrir, en tenant bon quand l’adresse fuit, puis en frappant fort quand l’adversaire commence à se fissurer. C’est exactement ce qu’a fait Cleveland. Pendant une mi-temps, les Cavs ont donné l’impression d’être nerveux, presque trop pressés de faire la différence devant leur public. Puis le match a changé de main. Et une fois qu’Allen a commencé à imposer sa loi dans la raquette, Toronto a peu à peu compris que le temps lui manquait.
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Toronto a très bien démarré, Cleveland a longtemps joué avec le frein à main
Le début de rencontre a confirmé ce que cette série avait montré jusque-là : Toronto n’était pas là par hasard. Les Raptors ont défendu dur, bien fermé les lignes de passe, et gêné la création de Cleveland pendant une bonne partie de la première mi-temps. Offensivement, Scottie Barnes et RJ Barrett ont encore porté l’équipe avec personnalité, en attaquant les espaces et en imposant une vraie agressivité.
À plusieurs reprises, les Canadiens ont semblé tenir quelque chose. Ils ont compté jusqu’à dix points d’avance, ont contrôlé le tempo, et ont même donné le sentiment que la pression commençait à changer de camp. En face, Cleveland cherchait encore son match. Donovan Mitchell scorait, bien sûr, mais l’ensemble restait brouillon. Les tirs extérieurs ne tombaient pas, l’attaque avait du mal à respirer, et le ballon circulait moins bien que d’habitude.
Pour une tête de série à domicile dans un Game 7, ce n’était pas franchement rassurant.
Le run de fin de deuxième quart a tout relancé
Et puis les Cavs ont enfin trouvé ce petit quelque chose qui change l’air d’un match. Menés 47-38 à moins de trois minutes de la pause, ils ont terminé la première mi-temps sur un 11-2 qui a totalement rééquilibré la soirée. Plus qu’un simple run, c’était un basculement psychologique.
Cleveland n’était plus en train de subir. Cleveland se remettait à jouer. James Harden a trouvé quelques paniers importants, le ballon a enfin commencé à mieux vivre, et surtout les Cavs ont remis un peu plus d’intensité défensive. Le 49-49 à la pause faisait presque mal à Toronto, tant les Raptors avaient longtemps tenu leur match.
Dans un Game 7, laisser revenir une équipe de ce niveau juste avant la mi-temps peut coûter cher. Et c’est exactement ce qui s’est passé.
Jarrett Allen a pris le match dans ses mains
Le grand homme de la soirée, c’est lui. Jarrett Allen a terminé avec 22 points et 19 rebonds, en égalant son record personnel en playoffs. Mais là encore, les chiffres ne racontent pas tout. Il a surtout dominé le moment où le match a basculé.
Jarrett Allen 22 PTS, 19 REB, 2 STL, 3 BLK, 7/11 FG, 8/14 FT, 64.1% TS vs Raptors pic.twitter.com/HyGP81wyW2 https://t.co/ZJjU0JGujP
— Basketball Performances (@NBAPerformances) May 4, 2026
Entre la fin du deuxième quart et le troisième, Cleveland a collé un 49-21 à Toronto en quinze minutes. Quinze minutes qui ont totalement détruit le match. Allen a été immense dans cette séquence, avec ses points, ses rebonds offensifs, sa présence permanente près du cercle et cette façon de faire très mal sans avoir besoin de gestes spectaculaires. Il a puni Toronto sur les deux tableaux : en empêchant les secondes chances d’un côté, en les fabriquant de l’autre.
Et c’est souvent comme ça qu’un Game 7 se gagne. Pas forcément avec un show individuel démentiel, mais avec un intérieur qui impose son poids, son timing, son activité, et qui finit par épuiser tout le monde.
Mitchell a guidé, Harris a frappé, mais Allen a donné le ton
Donovan Mitchell a fini lui aussi à 22 points. Il a fait ce qu’on attend d’un leader dans un tel contexte : rester calme, remettre de l’ordre, trouver les paniers qui stabilisent. Tobias Harris, avec 30 points, a été l’autre grand facteur offensif du match. Son deuxième quart-temps a remis Cleveland dans le bon axe, et il a ensuite continué à punir tout ce que Toronto lui laissait.
Mais malgré tout ça, l’identité de cette victoire reste très liée à Allen. Parce qu’au moment où le match devenait plus physique, plus sale, moins lisible offensivement, il a été celui qui a offert des certitudes. Il a été le point d’ancrage. Celui grâce à qui Cleveland a cessé de jouer nerveusement pour rejouer comme une équipe sûre de sa force.
Toronto s’est battu
Oui, Barnes a apporté 24 points, 9 rebonds et 6 passes. Oui, Barrett a tenu avec ses 23 points. Mais à ce stade, Toronto a surtout souffert quand Cleveland a haussé son niveau physique. Les pertes de balle, les rebonds concédés, les secondes chances laissées, tout cela a fini par faire trop.
Les Raptors n’ont pas pris une gifle honteuse. Ils ont résisté, proposé, et obligé Cleveland à aller chercher ce match. Mais la différence entre une équipe surprise et une équipe plus dense s’est enfin vue sur la durée. Quand le match est devenu une affaire de puissance, de rebonds et de gestion émotionnelle, les Cavs ont fini par prendre toute la place.
Maintenant, Detroit attend Cleveland pour une autre guerre
Les Cavaliers ont donc survécu, et ce n’était pas acquis. Ils filent désormais en demi-finales de conférence pour y retrouver les Pistons. Une série qui s’annonce encore très physique, encore très dense, encore très tendue. Cleveland devra sans doute mieux commencer ses matchs s’il veut éviter ce genre de sueur froide.
Mais pour l’instant, l’essentiel est ailleurs : les Cavs sont encore debout. Et dans un Game 7, c’est tout ce qui compte.
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