- 1 Pourquoi la MLB humilie les stars de la NBA et de la NFL
- 2 Le mirage de la NFL face au coffre-fort du baseball
- 3 Le syndicat des joueurs en MLB : une mafia légale et intouchable
- 4 Le syndrome Bobby Bonilla : être payé à rien foutre jusqu’à la retraite
- 5 Le boulet au pied : quand un contrat ruine une équipe de sur dix ans
Pourquoi la MLB humilie les stars de la NBA et de la NFL 
Parlez d’argent avec un fan de sport américain et il vous sortira immédiatement le salaire de LeBron James ou le dernier chèque de Patrick Mahomes. Grave erreur de casting. Si vous voulez vraiment attraper le vertige en lisant des fiches de paie, il faut creuser la terre battue des losanges.
La MLB abrite le secret financier le plus indécent et le mieux gardé de la planète. L’eldorado absolu. Ici, on ne parle pas seulement de dizaines de millions balancés à la volée. On parle de contrats blindés, verrouillés à double tour, gravés dans le marbre. Un braquage tout ce qu’il y a de plus légal qui laisse les immenses superstars du football américain sur la paille en comparaison. Décortiquons cette anomalie comptable qui rend fous les propriétaires de franchises.
Le mirage de la NFL face au coffre-fort du baseball 
En NFL, les agents adorent balancer des annonces ronflantes sur les réseaux. Un quarterback signe pour 250 millions ? C’est souvent de la poudre aux yeux, du vent marketing pour faire cliquer les journalistes. Au moindre genou qui grince ou si les statistiques chutent en cours de route, la franchise déchire le papier et jette le mec avec des miettes en guise de consolation. La NFL est d’une cruauté sans nom.
La MLB, elle, agit comme un paradis fiscal pour athlète professionnel. Quand un cogneur paraphe un bail de 300 millions sur dix piges, chaque putain de centime est garanti. Qu’il se brise la clavicule le lendemain, qu’il oublie soudainement comment frapper une balle ou qu’il prenne vingt kilos pendant l’hiver, le banquier devra virer la somme intégrale. Jusqu’au tout dernier jour.
Le syndicat des joueurs en MLB : une mafia légale et intouchable 
Comment est-ce seulement possible d’instaurer une telle dinguerie dans le pays inventeur de l’ultra-capitalisme sauvage ? La réponse tient en cinq lettres : MLBPA. L’association des joueurs de baseball est très clairement l’organisation syndicale la plus féroce, puissante et impitoyable du monde du sport.
Depuis les grèves dantesques des années 90, ils ont méthodiquement tordu le bras des milliardaires qui possèdent les équipes. Aucune concession n’est tolérée à la table des négociations. Ils ont sanctuarisé ce principe d’argent 100% garanti par la force. Les proprios ont beau chialer lors de chaque renégociation de la convention collective, les athlètes ne lâchent pas un millimètre. C’est leur trésor de guerre intouchable.
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Le syndrome Bobby Bonilla : être payé à rien foutre jusqu’à la retraite 
L’autre folie furieuse de ce système, c’est l’art de l’argent différé. Le cas Bobby Bonilla est carrément enseigné dans les écoles de commerce américaines pour illustrer l’absurdité du truc. Ce type n’a pas foulé une pelouse de MLB depuis 2001. Pourtant, chaque 1er juillet, la franchise des Mets de New York lui signe religieusement un chèque de 1,19 million de dollars, et ce cirque durera jusqu’en 2035 !
Pour étaler les masses salariales colossales, les dirigeants acceptent souvent de repousser les paiements sur plusieurs décennies. Résultat des courses, vous avez des retraités bedonnants qui gagnent bien plus en sirotant des cocktails dans leur canapé que des cadres actuels de la NBA en train de cracher leurs poumons sur les parquets.
Le boulet au pied : quand un contrat ruine une équipe de sur dix ans 
Pour le fan assidu et le parieur, cette spécificité contractuelle change drastiquement la grille de lecture. Se tromper lourdement sur un recrutement coûte cher en Europe ; en MLB, ça condamne purement et simplement une franchise à la mort sportive pour une bonne décennie. Un mec signé pour 8 ans qui perd soudainement son mojo devient un boulet radioactif impossible à transférer. Personne n’en voudra.
L’équipe se retrouve menottée financièrement, le plafond salarial explosé, incapable d’attirer des agents libres pour compenser ce poids mort. C’est une donnée vitale à scruter quand vous analysez les futures cotes : une écurie plombée par deux ou trois contrats toxiques garantis n’aura strictement jamais la flexibilité nécessaire pour viser un titre en octobre. Fuyez ces équipes comme la peste.
Crédit : Christian Petersen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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