- 1 Rome sort les gros bras pour une journée XXL
- 2 Sinner face à Rublev, le Central en entrée de luxe
- 3 Un duel déjà bien installé
- 4 Gauff-Cirstea, entre logique et dernier grand rêve
- 5 Cirstea, une place en finale et un bout d’histoire à viser
- 6 Medvedev retrouve Rome, Landaluce rêve du casse parfait
- 7 Swiatek-Svitolina, la soirée peut finir très fort
- 8 Une journée pour dessiner les finales
Rome sort les gros bras pour une journée XXL
Le Foro Italico n’a pas vraiment eu le temps de souffler. Après une journée de mercredi qui s’est étirée jusqu’au bout de la nuit, avec des matchs terminés aux alentours de 2 heures du matin, Rome remet déjà une pièce dans la machine ce jeudi 14 mai. Et pas une petite.
Au programme : deux quarts de finale masculins, deux demi-finales féminines, du très lourd sur le Court Central et cette sensation que le tournoi entre dans sa zone la plus électrique. Celle où chaque match commence à sentir la finale avant l’heure. Jannik Sinner, Andrey Rublev, Daniil Medvedev, Coco Gauff, Iga Swiatek, Elina Svitolina… Le menu est copieux, presque insolent.
Rome ATP Masters 1000 Order of play – Thursday, May 14, 2026 pic.twitter.com/crXbIL5RY5
— Tennis Schedules (@SchedulesTennis) May 13, 2026
Sinner face à Rublev, le Central en entrée de luxe
Dès 13h, Rome aura droit à un choc qui n’a rien d’un simple quart de finale. Jannik Sinner retrouve Andrey Rublev avec une place dans le dernier carré au bout de la raquette. Pour l’Italien, numéro 1 mondial, l’occasion est belle de poursuivre une série qui commence à prendre des allures de rouleau compresseur.
Au tour précédent, Sinner a égalé le record du nombre de victoires consécutives en Masters 1000, avec 31 succès de suite, après sa victoire face à Andrea Pellegrino. À domicile, dans une ambiance qui pousse chaque frappe comme si elle voulait la déposer elle-même sur la ligne, le natif de San Candido avance avec le costume du patron.
Mais Rublev n’arrive pas là pour faire de la figuration. Le Russe a dû batailler pour sortir Nikoloz Basilashvili en huitièmes, preuve que son tournoi n’est pas un long fleuve tranquille. Face à Sinner, il sait pourtant à quoi s’attendre : du rythme, de la précision, cette pression constante qui finit par grignoter les nerfs.
Un duel déjà bien installé
Ce sera le 11e affrontement entre les deux hommes. Sinner mène 7-3, avec déjà un avantage net sur terre battue puisqu’il a remporté trois de leurs quatre premiers duels sur la surface. Les chiffres racontent une tendance, pas une garantie. Mais ils disent quand même quelque chose : Rublev a souvent eu du mal à trouver la bonne hauteur de frappe, le bon tempo, la bonne respiration face à l’Italien.
Sinner, lui, semble désormais jouer avec cette tranquillité des très grands. Pas forcément spectaculaire à chaque point, mais toujours là, toujours propre, toujours capable de transformer une demi-ouverture en sanction immédiate. À Rome, devant son public, il n’aura pas seulement un adversaire en face de lui. Il aura aussi une attente immense sur les épaules.
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Gauff-Cirstea, entre logique et dernier grand rêve
Dans la foulée, le Court Central basculera vers la première demi-finale dames. Coco Gauff contre Sorana Cirstea. Sur le papier, l’Américaine part favorite. Quatrième mondiale, finaliste à Rome l’an passé, déjà victorieuse de la Roumaine cette saison à Miami puis à Madrid, Gauff possède les références, la fraîcheur et la puissance pour imposer son tennis.
Mais Cirstea joue peut-être avec quelque chose de plus dangereux encore : la liberté. À 36 ans, pour la dernière saison de sa carrière, la Roumaine s’est offert un parcours magnifique en Italie. Aryna Sabalenka, Linda Noskova, Jelena Ostapenko : trois noms solides, trois obstacles balayés, et une quatrième demi-finale en WTA 1000 à l’arrivée.
Elle n’a encore jamais battu Gauff en trois confrontations, chaque fois accrochées en trois sets. C’est justement ce qui rend cette affiche intéressante. Cirstea sait qu’elle peut l’emmener loin. Gauff sait qu’elle ne devra pas laisser traîner le match.
Cirstea, une place en finale et un bout d’histoire à viser
Pour Sorana Cirstea, l’enjeu dépasse largement une simple demi-finale. Déjà finaliste à Toronto en 2013, la Roumaine peut rejoindre sa deuxième finale en WTA 1000, plus de dix ans après. Elle peut aussi entrer dans le top 20 pour la première fois de sa carrière en cas de victoire dans les prochaines heures.
Il y a quelque chose de beau dans cette trajectoire. Une joueuse qu’on croyait installée dans la dernière ligne droite, et qui trouve encore le moyen de bousculer les grandes affiches. Rome adore ce genre d’histoire. Les tournois aussi. Reste à savoir si Gauff acceptera d’en devenir le personnage secondaire.
Medvedev retrouve Rome, Landaluce rêve du casse parfait
La session de soirée débutera à 19h avec Daniil Medvedev face à Martin Landaluce. Là encore, l’affiche a son petit parfum particulier. D’un côté, un ancien vainqueur du tournoi, sacré à Rome en 2023 face à Holger Rune. De l’autre, un lucky loser espagnol qui s’est invité beaucoup plus loin que prévu dans le tableau.
Medvedev veut retrouver les demi-finales du Foro Italico et confirmer son retour au premier plan. Finaliste à Indian Wells plus tôt dans la saison, le 9e mondial sait que Rome peut lui servir de tremplin idéal avant Roland-Garros. Son tennis sur terre n’a jamais été une évidence naturelle, mais il a déjà prouvé ici qu’il pouvait apprivoiser cette surface quand les conditions s’alignent.
Landaluce, lui, n’a rien à perdre. Et c’est souvent là que les matchs deviennent piégeux. Un jeune joueur lancé, une soirée italienne, un favori qui porte tout le poids de l’affiche : Medvedev devra rapidement mettre de l’ordre dans ce quart de finale pour éviter que le rêve espagnol ne prenne trop de place.
Swiatek-Svitolina, la soirée peut finir très fort
Pour refermer la journée, Rome aura droit à une demi-finale dames qui sent la terre battue, la tension et les grands rendez-vous. Iga Swiatek contre Elina Svitolina. La Polonaise, facile tombeuse de Jessica Pegula en quarts, semble retrouver ce qui fait d’elle l’une des références absolues sur ocre : le déplacement, la lourdeur de balle, cette capacité à étouffer l’échange avant même que l’adversaire ait le temps d’y croire.
Mais Svitolina n’est pas exactement le genre de joueuse qui se présente avec des complexes. L’Ukrainienne connaît Rome comme une terre de conquête. Elle y a gagné en 2017 et en 2018, et même si elle avance parfois dans le bruit de fond, elle est encore là, dans le dernier carré, prête à frapper.
Cette saison, elle a déjà battu Swiatek à Indian Wells. Ce détail change tout. Pas parce qu’un match sur dur garantit quoi que ce soit sur terre, mais parce qu’il donne une preuve. Svitolina sait qu’elle peut le faire. Et dans une demi-finale, parfois, cette certitude vaut presque un break d’avance.
Une journée pour dessiner les finales
Rome arrive à ce moment précis où le tableau commence à se resserrer, où les favoris n’ont plus le droit à l’à-peu-près, où les outsiders sentent que le tournoi peut basculer sur une poignée de points. Sinner veut continuer sa marche impériale. Rublev veut fissurer le mur. Medvedev veut reprendre sa place. Landaluce veut prolonger son conte. Gauff et Swiatek veulent assumer leur statut. Cirstea et Svitolina veulent rappeler que l’expérience a encore des crocs.
Ce jeudi, le Foro Italico ne propose pas seulement une belle programmation. Il offre une journée charnière. Une de celles où l’on ne distribue pas encore les trophées, mais où l’on comprend déjà qui a vraiment les épaules pour aller les chercher.
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