Shohei Ohtani entre dans l’histoire : premier coup de canon et brio sur la butte
Le phénomène Shohei Ohtani a une nouvelle fois repoussé les limites du réel mercredi soir au Petco Park. Après trois départs exclusivement réservés au monticule, la superstar des Dodgers a réactivé son mode « double menace » pour guider Los Angeles vers un gain blanc de 4-0 face aux Padres. Dès le premier lancer du match, Ohtani a expédié la balle de l’autre côté de la clôture avant de blanchir San Diego pendant cinq manches, permettant aux siens de remporter cette série cruciale face à leurs rivaux du Sud.
Un record de légende effacé des tablettes
En ouvrant les hostilités avec une bombe au champ centre-droit, le Japonais est devenu le premier lanceur de l’histoire de la MLB à réussir deux circuits comme premier frappeur d’un match (le premier ayant eu lieu lors de la Série de championnat 2025). Plus impressionnant encore : c’est la septième fois en carrière qu’Ohtani frappe un circuit lors d’un match où il n’accorde aucun point au monticule. Un exploit rarissime qui lui permet de briser l’égalité avec le légendaire Bob Gibson pour le plus grand nombre de matchs du genre depuis 1900.
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Le cri de guerre pour clore le spectacle
Si son brio offensif a donné le ton, sa performance sur la butte a requis un cœur d’acier. Sans ses meilleurs repères, Ohtani a tout de même abaissé sa moyenne de points mérités à un minuscule 0.73, la meilleure de la MLB pour un artilleur ayant lancé au moins 25 manches. Son après-midi s’est terminé de façon théâtrale en cinquième manche : après avoir rempli les buts, il n’a eu besoin que d’un seul tir pour forcer la vedette Fernando Tatis Jr. à frapper dans un double jeu salvateur, s’extirpant du terrain avec une rage de vaincre évidente.
Dans le livre des records de la MLB
Avec ce départ canon, Ohtani s’inscrit parmi les lanceurs les plus dominants de l’ère moderne (depuis 1920) pour ses huit premières sorties d’une saison, rejoignant des monstres sacrés comme Jacob deGrom et Fernando Valenzuela. Le gérant Dave Roberts gère son joyau à la perfection en le privant de bâton une fois sur deux pour préserver son corps, mais des soirées comme celle-ci rappellent que le numéro 17 des Dodgers évolue sur sa propre planète. « Je m’évalue vraiment lors des matchs cruciaux où je n’ai pas mes meilleures sensations. C’était l’un de ces soirs », a conclu le prodige.
Crédit : Orlando Ramirez / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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