Une sortie que peu voyaient venir aussi tôt
Trois ans après avoir pris les rênes de la Celeste en 2023, Marcelo Bielsa s’en va. L’Uruguay quitte le Mondial dès la phase de groupes, deux points au compteur, devancé par un débutant, le Cap-Vert. Pour une sélection qu’on plaçait volontiers parmi les outsiders, la marche était haute et la chute résonne.
El Loco a officialisé son départ dans une conférence de presse fidèle à sa réputation. Directe, sans détour. « Ma responsabilité est très claire, je ne peux pas justifier la position dans laquelle nous avons fini », a lâché l’Argentin.
Le poids des chiffres et d’un projet inachevé
Deux nuls contre l’Arabie saoudite et le Cap-Vert, une défaite face à l’Espagne. Le bilan est maigre pour un groupe qui comptait encore sur des cadres d’expérience. Bielsa a refusé de charger ses joueurs et a assumé seul une gestion de ses ressources qu’il a lui-même jugée « insuffisante ».
Un moment a cristallisé les débats. Mené par l’Espagne sur un but d’Alex Baena, l’Argentin a sorti son capitaine Federico Valverde. Un choix à contre-courant, rare à ce niveau. Interrogé, il a défendu le milieu du Real Madrid sans ambiguïté. « Je n’ai jamais eu le moindre problème avec Valverde. Il mérite tout ce que je lui ai accordé. »
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Une Celeste à reconstruire
Bielsa avait mené l’Uruguay à quelques promesses, sans jamais tout à fait convertir l’essai. Il laisse une sélection à un carrefour, avec des interrogations sur son effectif vieillissant et son avenir immédiat. Le timing, en plein Mondial, rend la page d’autant plus difficile à tourner.
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