L’altitude, ce treizième adversaire
Sur le Highveld sud-africain, on joue à plus de mille mètres au-dessus de la mer. L’air y est plus rare, le ballon vole différemment, et les organismes non préparés paient l’addition dans le dernier quart d’heure. Des générations de touristes s’y sont cassé les dents. Ce n’est pas un détail de folklore, c’est une donnée qui décide des matchs.
C’est dans ce décor que l’Angleterre s’apprête à défier l’Afrique du Sud samedi. Les champions du monde à domicile, en altitude : peu de missions sont plus exigeantes dans le rugby actuel.
Le pari de la préparation selon Sinfield
Sir Kevin Sinfield assure que son groupe sera prêt. Le message n’a rien d’une bravade. Derrière, il y a un travail spécifique sur la gestion de l’effort, le rythme des temps de jeu et la récupération entre les séquences.
On n’improvise pas une victoire sur le Highveld. Sinfield le sait mieux que personne, lui qui a construit sa carrière sur l’endurance et la discipline collective. Sa confiance affichée dit surtout une chose : l’Angleterre a anticipé le problème au lieu de le subir.
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Ce que ce test dit du XV de la Rose
Battre les Springboks chez eux, en altitude, changerait la lecture de cette équipe d’Angleterre. Un tel résultat vaudrait bien plus qu’un simple succès de tournée. Il enverrait un signal avant les grandes échéances.
Reste à transformer la théorie en quatre-vingts minutes de haute intensité. Samedi, on saura si le plan tient face au souffle court et à la puissance sud-africaine.
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