0-6 au premier set, puis la bascule
Perdre 6-0 la première manche d’un match de Grand Chelem, puis empocher les quatre suivantes : le scénario est rare à ce niveau. Flavio Cobolli l’a pourtant signé hier face à Karen Khachanov, 11e mondial, au troisième tour de Wimbledon (0-6, 7-6, 6-7, 6-2, 6-2). Près de quatre heures de bras de fer, et une bascule qui en dit long sur sa saison.
Finaliste à Roland-Garros il y a quelques semaines, l’Italien de 23 ans confirme qu’il a changé de dimension. Sur terre battue, on savait. Sur gazon, la surface la moins naturelle pour lui, c’est une autre affaire.
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La lucidité de celui qui franchit un cap
L’intéressé ne s’y trompe pas. « Je me sens très différent sur le court, je suis plus lucide, je fais des choix que je n’aurais pas faits l’an dernier », a-t-il expliqué à Ubitennis. « Ce match-là, je ne l’aurais pas gagné l’année dernière. » C’est souvent à ce moment précis, quand un joueur commence à gagner les matchs qu’il perdait avant, qu’une carrière décolle vraiment.
Reste un examen de taille pour une place en quarts : Alex de Minaur, 6e mondial, qui n’a lâché qu’un set depuis le début du tournoi. On saura vite si Cobolli tient la distance des cadors.
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