Une bataille plus dure qu’il n’y paraît
Sur le papier, ça ressemblait à un choc entre deux joueurs du même calibre. Sur le court, ça a viré au bras de fer. Flavio Cobolli, 10e mondial et dernier finaliste de Roland-Garros, a dû batailler pendant 2h35 avant de venir à bout d’Alex De Minaur (6e), au terme d’un match à rebondissements conclu 7-5, 7-6 (4), 6-3. Une victoire qui envoie l’Italien en quarts de finale de Wimbledon, pour la deuxième fois d’affilée en Grand Chelem.
Rien n’était écrit d’avance. Cobolli avait mis du temps à trouver son rythme lors de ses trois premiers tours, un peu court dans les jambes, un peu tendre dans le timing. Mais ce lundi, face à un De Minaur solide et rugueux comme à son habitude, l’Italien a sorti l’artillerie lourde au meilleur moment.
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Des jeux clés qui ont fait basculer le match
Le premier set résume bien la physionomie de la rencontre. Longtemps équilibré, il a basculé quand Cobolli a arraché le service adverse pour filer vers un 6-5 décisif, avant de conclure la manche dans la foulée. Une prise de risque payante qui a instantanément mis De Minaur sous pression.
La suite n’a pas été plus simple. Dans le deuxième set, les deux joueurs se sont montrés méconnaissables sur leur propre service, incapables de dérouler leur tennis habituel. Direction le tie-break, terrain où l’Italien a fait preuve d’un sang-froid précieux pour ne pas laisser filer l’avantage acquis.
Le troisième acte aurait pu tout faire basculer. Cobolli perd son engagement d’entrée, l’occasion parfaite pour De Minaur de relancer le suspense. Sauf que l’Italien n’a jamais paniqué. Il a repris ses esprits, recollé au score, et fini par boucler l’affaire sur un ultime service gagnant, laissant exploser sa joie sur le Court 1 avec un « su » emprunté à Cristiano Ronaldo.
Fatigue assumée, fierté affichée
Au micro de l’organisation, Cobolli n’a rien caché de la difficulté du match. « J’étais un petit peu fatigué, mais je suis très content de gagner en trois sets. C’est important de gagner de l’énergie pour le prochain tour car il faisait très chaud », a-t-il glissé, conscient que la chaleur londonienne n’a rien arrangé à l’affaire.
Mais derrière la fatigue, il y avait surtout de la satisfaction. « Je suis fier de moi », a-t-il lâché, et le contexte donne raison à sa fierté. Se hisser deux fois de suite en quarts de Grand Chelem n’a rien d’un hasard statistique. C’est la confirmation d’un joueur qui a franchi un cap.
Un adversaire déjà croisé et une soirée bien remplie
Pour la suite de son parcours, Cobolli attend de connaître le nom de son prochain adversaire entre Grigor Dimitrov et la sensation britannique du tournoi, Arthur Féry. Une affiche qui ne lui est pas totalement étrangère puisqu’il avait déjà dominé Féry en janvier dernier lors de l’Open d’Australie, en trois sets sans trembler.
Avant de penser à ce prochain rendez-vous, l’Italien avait un programme bien précis pour la soirée : suivre le choc entre le Portugal et l’Espagne en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Et niveau logistique, tout n’était visiblement pas encore réglé. « Nos bagages sont dans le hall. Peut-être que vous aurez quelque chose pour nous ici, à Wimbledon », a-t-il plaisanté, entre deux éclats de rire.
Une chose est sûre : Cobolli, lui, n’a plus besoin de chercher sa place parmi les meilleurs du circuit. Elle est déjà là, bien installée.
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