Retour aux sources pour LeBron James
Il y avait un silence presque palpable sur le parquet du Los Angeles Lakers. Depuis l’ouverture de la saison 2025-26, LeBron James n’avait pas foulé le parquet. La faute à une sciatique rebelle du côté droit, qui semblait vouloir mettre en pause non seulement une saison mais un mythe : celui de l’homme-record, du joueur qui ne vieillit pas, ou presque.
Et puis, cette semaine, surprise : LeBron est réapparu. Pas directement devant 18 000 fans au Crypto.com Arena. Non. Il s’est présenté au gym sur le campus à El Segundo, à l’entraînement de la réserve des Lakers, les South Bay Lakers, l’équipe de la G-League.
Ce geste n’appelle pas la moquerie. Il appelle le respect. À 40 ans, 23ᵉ saison en vue, LeBron ne joue pas au vieux sage. Il se met au charbon.
Pourquoi la G-League ?
On pourrait se demander ce que fait l’homme qui détient le record de points en NBA dans une ligue mineure. Et pourtant, le choix est malin. D’abord, parce que LeBron n’a pas besoin de trois matchs d’observation : il a besoin de reprendre confiance, corps et esprit, de valider qu’il peut bouger, bouger vite, et encaisser le choc.
Ensuite, parce que le format de la G-League permet un cadre contrôlé : exercice avec vestiaires connus, mêmes systèmes que les Lakers, responsabilité limitée. Le coach JJ Redick l’a dit : « Il a pu participer à des drills de transition, puis à du 5-contre-5 dans la moitié de terrain, environ 12 à 15 possessions live. »
Enfin, parce que le geste en dit long sur l’ambition. LeBron ne vient pas en touriste. Il vient pour jouer. Pour être utile. Pour encore changer les lignes, mais à son rythme.
Le contexte des Lakers sans le King
Pendant son absence, les Lakers n’ont pas sombré. Au contraire. Une entame à 8-3 montre que la maison tient debout, grâce à Austin Reaves, à Luka Dončić et à quelques nouvelles pièces qui carburent.
Mais l’ombre de LeBron reste longue. Chaque victoire sans lui est comme un témoin silencieux de ce qu’il pourrait encore apporter. Le timing devient l’ennemi. Le corps devient l’arbitre. Et le temps n’est plus un allié.
Le message est clair : le roster veut fonctionner aujourd’hui, mais pour viser haut, il a besoin de son génie.
Lakers season starts next week when LeBron returns pic.twitter.com/B7aCROpBjz
— LakeShowYo (@LakeShowYo) November 13, 2025
LeBron en G-League, une première
Voici ce que l’envoi dans la G-League révèle concrètement :
Il y a le souci de prolonger. À 40 ans, réussir une 23ᵉ saison ne va pas de soi. Chaque coffre-fort corporel doit se regénérer. Ce n’est pas du tout une saison d’archives.
Il y a l’humilité active. S’entraîner avec des jeunes prospects, dans une salle moins brillante que les grandes scènes NBA, ce n’est pas un sacrifice : c’est un travail.
Il y a la stratégie. Il ne s’agit pas simplement de revenir. Il s’agit de revenir à haute intensité. Prêt pour que, quand le calendrier clique, il ne soit pas une option : il soit une solution.
Le retour se profile, mais sans date précise
Oui, l’objectif est là : un retour au mois de novembre 2025, quand les Lakers accueilleront notamment le Utah Jazz le 18 ou le Los Angeles Clippers le 25.
Mais « retour » ne signifie pas « explosion ». LeBron va peut-être débuter à mi-charge. Il va peut-être réapprendre certaines choses. L’équipe va peut-être devoir s’ajuster encore.
Et c’est très bien. Le film n’a jamais été celui d’un retour tonitruant, mais celui d’un homme qui repousse encore ses limites.
L’enjeu pour le reste de la saison
Pour les Lakers, le timing importe. Chaque match avec lui sera un match où il faudra trouver l’équilibre, le king, véritable maitre d’oeuvre du jeu.
Pour LeBron, l’enjeu est simple : montrer qu’il est encore LeBron. Pas LeBron qui est parce qu’il était, mais LeBron qui est parce qu’il reste. Le vrai drame ce ne sera pas s’il revient tard. Ce sera s’il revient mais ne retrouve pas son impact. Et ça, c’est un pari où il ne joue pas seul.



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