Giannis vacille : un coup d’arrêt pour Milwaukee
Quand Giannis Antetokounmpo quitte le terrain en boitant contre les Cavaliers, ce n’est pas seulement un leader qui s’éclipse : c’est tout un système qui tremble. L’ailier star des Bucks a dû abandonner le match en seconde mi-temps, visiblement gêné à l’aine gauche, et les premiers diagnostics ne sont pas aussi alarmants qu’un gros craquage, mais assez sérieux pour imposer un break. Le verdict : une « légère élongation » à l’aine gauche, avec une absence estimée à une à deux semaines.
Doc Rivers : optimisme prudent
Le chef d’orchestre de Milwaukee, Doc Rivers, joue la carte de la franchise. « Je ne sais pas quel grade c’est, mais je sais que ce n’est pas un gros, donc c’est une bonne nouvelle pour nous », a-t-il confié au micro du podcast Bucks+ « Courtside ».
Il anticipe « probablement deux semaines » sans Giannis — peut-être moins, si tout se passe bien. Ce type de blessure, néanmoins, ne se traite pas à la va-vite : prudence maximale.
Une chute qui fait tiquer
L’incident s’est produit lors d’un drive vers le panier, juste avant la pause. Après un lay-up raté sous contact, Giannis a porté la main à l’aine, a commis faute, puis s’est dirigé vers les vestiaires, le dos courbé.
Il n’était pas tombé lourdement, mais le geste était clair : quelque chose n’allait pas. Selon Doc Rivers, le malaise serait même apparu plus tôt dans le match : Giannis l’aurait signalé à plusieurs reprises, sans alerter du pire tout de suite.
Le poids d’un leader sur pause
Milwaukee ne peut pas se permettre de trop jouer sans son moteur. Cette saison, Giannis tourne à un niveau stratosphérique avec environ 31,2 points, 10,8 rebonds et 6,8 passes par match selon les bilans récents.
Quand il est hors du terrain, le néant offensif guette : les Bucks ont un net rating négatif sans lui, selon les analyses. L’absence pourrait durer trois à huit matchs, d’après certaines projections.
Dans ce laps de temps, des joueurs comme Myles Turner, Jericho Sims ou Bobby Portis devront prendre le relais, non seulement en points, mais en leadership, un rôle qui pèse lourd quand on perd son pilier.
Une fissure, pas une fracture, mais un test
Ce n’est pas la première fois que Giannis subit des pépins physiques cette saison : il avait déjà été freiné par des douleurs au genou, chez les Bucks.
Mais cette fois, la menace d’un arrêt plus long semble écartée. Les examens ont donné des résultats rassurants, et la franchise se veut raisonnablement optimiste.
Pour autant, ce passage à vide arrive à un moment crucial du calendrier : Milwaukee doit gérer un tronc de saison exigeant, et chaque absence compte. L’idée d’un retour trop rapide est séduisante, mais la tentation de forcer serait un pari dangereux.
Et ensuite ?
Giannis va partir en mode récupération : repos, soins, rééducation. Le staff médical et technique devra doser entre le vouloir de revenir vite et l’impératif de guérir bien. S’il revient en une semaine, ce sera un gros soulagement ; s’il lui faut deux, ce sera déjà un succès.
Pour les Bucks, c’est un test de résilience : évoluer sans leur franchise player pendant quelques matchs n’est jamais simple, mais si le groupe tient la barre, cela pourrait renforcer la profondeur de l’équipe et prouver qu’ils ne sont pas juste « Giannis + role players ». Si au contraire la mécanique se grippe, cette blessure aura clairement un goût amer.
En attendant, les regards seront tournés vers les Milwaukee Bucks : comment l’équipe s’adaptera, comment Giannis, le Greek Freak, récupèrera, et surtout, quel type de Giannis sera de retour. Est-ce le même monstre impitoyable, ou un dieu grec qui ménage son corps pour durer dans le temps ?



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