Lyon fait lever la tronche du ballon
Hier soir, Olympique Lyonnais a expédié Maccabi Tel Aviv dans les cordes : 6-0, cinglant, sans appel. Match à sens unique, démonstration rythmée, démontage en règle, exactement ce qu’il fallait pour redonner des couleurs et de l’espoir à un club asphyxié depuis des semaines.
Lyon en balade face au Maccabi Tel-Aviv ⚡️
Portés par un triplé de Tolisso, les Lyonnais s’imposent et sont leaders de la Ligue Europa ⬆️#UEL | #MTAOL pic.twitter.com/YcaGYgslm6
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) November 27, 2025
Quand Tolisso décide de mettre le feu aux poudres
Au coup d’envoi, personne ne savait encore qu’on allait assister à une performance d’une rare intensité. Dès la 4ᵉ minute, sur un centre venu de la droite de De Carvalho, Abner Vinicius surgit et fusille le but vide. L’alerte est donnée, et l’équipe de Tel-Aviv frissonne. Mais ce n’était que l’amuse-gueule.
Vingt minutes plus tard, c’est l’explosion. Le capitaine Corentin Tolisso, toujours prompt à surgir là où ça fait mal, claque une tête imparable pour le 2-0 (25ᵉ). Puis le rouleau compresseur s’enclenche : penalty transformé par Moussa Niakhaté (35ᵉ), et juste avant la pause, un 3-0 qui sent déjà la correction.
Et ce n’était que le début. Deux frappes ravageuses de Tolisso dès l’heure de jeu (51ᵉ, 53ᵉ), un regagne à la lucarne, un ballon qui frôle le filet et c’est un triplé, la signature d’un homme qui a retrouvé ses jambes, son flair, son timing.
Au bout, un 6ᵉ but signé Adam Karabec (62ᵉ), cadeau de l’équipe qui ne baissa jamais le rythme. Résultat ? 6-0 net et sans bavure.
Une correction qui redonne du souffle
Avec cette victoire, Lyon rompt enfin une série de cinq matchs sans succès, et revient avec les crocs. Loin d’un simple rafraîchissement : c’est une démonstration de force. Possession largement en faveur des Rhodaniens, rythme élevé, pressing, déplacements rapides, précision clinique dans la finition, tous les voyants étaient au vert.
Maccabi Tel-Aviv a vécu un cauchemar : incapable de toucher le ballon dans de bonnes conditions, dominé dans les duels, dépassé sur chaque temps fort. À l’image de l’arbitre qui sort le rouge à la 90ᵉ minute, le symbole d’un naufrage complet.
Ce que ça dit sur Lyon
Cette soirée à la TSC Arena (en Serbie, donc terrain neutre) envoie un message clair : l’OL n’est pas là pour faire de la figuration cette saison en Europe. Il y a du fond, du collectif, et (surtout) un capitaine affamé, prêt à tirer le groupe vers le haut dès qu’il y a un peu d’espace.
Le triplé de Tolisso ne doit pas masquer la solidité de l’ensemble. Défense bien en place, milieu précis, transition rapide, et même quand les changements sont intervenus, le niveau est resté. C’est la marque d’un groupe qui veut croire à un retour en grâce, un nouveau départ.
Maintenant, c’est à eux de confirmer
Mais attention : ce genre de carton spectaculaire ne garantit rien si la suite ne suit pas. Il faut transformer l’essai, concrétiser cette rennaissance collective par de la constance. À l’approche des matches déterminants, l’Olympique Lyonnais ne doit pas dormir sur ses derniers lauriers. Ce soir, les supporters peuvent se réveiller. Il y a eu de la lumière, du rythme, des buts, de la fierté. Et l’impression d’assister au retour d’un club qui, sous-estimé, prépare sa revanche.
Tolisso est assurément un des meilleurs milieux de terrain français du monde. La discussion quant à sa place devant Tchoaménie se discute mais les autres restent en dessous depuis bientôt 2 ans ! La Coupe du monde 2026 est dans 8 mois, et si Corentin Tolisso ne retrouve toujours pas sa place au sein de l’effectif des bleus, Didier Deschamps aura du sang sur les mains ! Et le tarif anti lyonnais deviendra une vérité indéniable, et ce, depuis son arrivée à la tête de l’EDF !

Crédit photo : Photo par OLIVER BUNIC / AFP


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