Corey Joseph s’engage avec l’AS Monaco : un nouveau chapitre pour le vétéran NBA
Le marché des agents libres NBA n’est pas réputé pour ses surprises au cœur de l’automne, mais voilà qu’une info est venue secouer la scène basket. Corey Joseph, le vétéran au CV long comme un road trip entre San Antonio et Toronto, prend la direction du Rocher. Oui, Corey Joseph à Monaco. Une signature rapportée par Hoops Rumors et qui ressemble à un virage assumé dans une carrière de quatorze saisons parmi les géants nord-américains. Le meneur glisse vers l’Europe, vers la salle Gaston Médecin, vers une équipe qui joue gros chaque année. Coup de poker pour Monaco, saut dans l’inconnu pour Joseph. Et franchement, on adore déjà le scénario.
Un parcours riche en expériences
Quand San Antonio a appelé son nom en 29e position de la Draft 2011, Corey Joseph n’était encore qu’un gamin débarqué des Texas Longhorns. Chez les Spurs, il apprend tout, absolument tout. Le jeu, la rigueur, l’exigence du très haut niveau. Joseph devient le genre de joueur que les coaches aiment avoir sous la main. Un gars qui fait tourner la boutique sans broncher, qui défend dur, qui ne monopolise pas la lumière mais éclaire souvent les autres.
Il le prouve partout où il passe. Toronto, la maison. Indiana, le défi. Sacramento, la stabilité. Detroit, l’expérience. Golden State, la parenthèse luxe. Puis Orlando, sa dernière étape NBA en date. Chez le Magic, il dispute 50 matchs la saison passée, avec 3,5 points, 1,5 rebond, 1,4 passe en un peu plus de 12 minutes par rencontre. Un rôle modeste mais précieux, le genre de rôle qui tient une rotation en place. Ajoutez à ça un solide 36,4% de loin, et vous obtenez un meneur que personne ne voit comme une star mais que tout coach appelle volontiers quand les choses se compliquent.
Un rôle inattendu en playoffs
Parce que oui, les choses se sont compliquées à Orlando. Les blessures ont décimé le backcourt et Corey Joseph, comme souvent, a vu la porte s’ouvrir. Cinq matchs de playoffs, cinq titularisations face à Boston. Une série perdue, certes, mais un vétéran qui fait ce que les vétérans font : tenir, organiser, rassurer. Orlando voulait prolonger l’histoire, Joseph aussi. Mais la franchise n’a finalement pas levé son option pour 2025/26. Libre de tout engagement, il s’est retrouvé sur le marché, silencieux, patient, attendant le bon appel. Le premier est venu d’Europe. Et pas de n’importe où.
Un transfert sous conditions
Monaco, finaliste de la dernière EuroLeague, roule avec une ambition XXL. Accueillir un meneur NBA expérimenté, c’est exactement le genre de coup qui colle à la stratégie du club. Mais il y a un hic. Une sanction financière et réglementaire de l’EuroLeague, assortie d’une interdiction de transfert et d’une amende de 300 000 €, est venue noircir le tableau. Comme le détaille Nikola Miloradovic sur Eurohoops.net, l’ASM doit d’abord régler ces problèmes avant de valider officiellement la signature de Joseph. Rien d’insurmontable, mais rien d’immédiat non plus.
En attendant la résolution du dossier, les fans peuvent déjà se prendre à rêver. Corey Joseph dans les salles françaises, c’est un luxe rare. Son vécu, son calme, sa science du poste peuvent changer le visage d’un groupe. Pour Monaco, l’arrivée d’un tel profil serait une bénédiction dans la quête d’un titre national et d’une nouvelle épopée européenne. Pour Corey Joseph, c’est l’occasion d’écrire un chapitre inattendu, neuf, ambitieux. Une page blanche sur le Rocher.


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