Dans une United Center assommée par la routine des défaites, Golden State a débarqué avec un mélange déroutant de jeunesse insolente et de vétérans en pilotage automatique. Résultat : un 123-91 sec, propre, presque clinique. Une victoire sans bavure qui enfonce un peu plus les Bulls dans leur spirale, désormais longue de sept matchs.
Et au milieu du vacarme étouffé d’un public résigné, les warriors ont avancé en groupe, au total, 6 joueurs au dessus de la barre des 10 points.
Golden State en trombe !
Un collectif qui se retrouve en l’absence de Curry. Entre Moody (11 pts), Richards (9pts), Post (19 pts), Spencer (12 pts) et Melton (13 pts), de retour depuis deux matchs, le groupe californien se retrouve malgré les absences avec une défense plus que solide.
Cela dit il y en a un qui à retrouver du Mojo hier soir c’est Podz. Il n’a pas démarré le match, mais ça n’a pas eu grande importance. Podziemski a fait ce que fait un micro-ondes quand on lui laisse deux minutes de trop : il a chauffé, puis il a brûlé. 21 points sortis du banc, 5 tirs primés d’une propreté chirurgicale et l’impression d’être l’un des rares sur le parquet à voir le match en avance rapide.
Brandin Podziemski tonight:
21 Points
8 Rebounds
7 Assists
2 Steals
7/13 FGM
5/9 3PM
2/2 FTM
+20 +/-
29 Minutes pic.twitter.com/hFq4wTmZbs— Hoop Central (@TheHoopCentral) December 8, 2025
La défense des Bulls n’a jamais trouvé l’angle, jamais réduit l’espace. Podz a dansé, a coupé, a déclenché sans hésiter. Un vrai métronome dans une équipe qui avait pourtant laissé Curry, Draymond et Horford au repos forcé.
Le retour tranquille de Butler
Jimmy Butler, fraîchement revenu après deux matchs d’absence, a fait du Jimmy Butler. Dix-neuf points, du contrôle, de la gestion, sans jamais donner le sentiment de forcer. Pas de grandes tirades, pas de poses théâtrales. Juste un patron qui remet le bleu de chauffe parce qu’il faut tenir la baraque pendant que les cadres récupèrent.
Golden State avait besoin d’un stabilisateur. Butler s’en est chargé. Il inscrit 19 points avec 8 rebonds et 6 passes décisives. Un match tout en contrôle qui permet à Golden State d’enchaîner un deuxième succès consécutif.
Chicago s’enfonce, encore
Sept défaites d’affilée. Une attaque en panne de tout. Une adresse globale qui ferait pâlir une équipe de lycée. 36 % au tir, la raquette désertée, la confiance évaporée. Après un excellent début de saison, les Bulls s’effondrent comme chaque année après un mois de compétions et deviennent tout bonnement insupportables à regarder tant la défense est mauvaise.
Josh Giddey (18 pts, 5 assts) a bien essayé de lancer quelques étincelles, Buzelis (16 pts, 3 interceptions) a tenté de secouer la canette, mais rien n’a pris. Les Bulls ont couru après le score du début à la fin, perdus dans un match où ils n’ont jamais contrôlé une seule respiration.
Le moment de frayeur, presque ironique, est venu en début de quatrième quart quand Chicago a profité d’un relâchement pour revenir à huit points. Un court sursaut, une vaguelette. Podziemski et Post ont éteint tout ça sans trembler. Rideau.
Golden State avance en mode bricolage
Les Warriors ne jouent pas au complet, mais ils jouent avec conviction. Personne ne surjoue, personne ne panique. Les remplaçants vivent leur meilleure vie, presque libérés. Post envoie 19 points et cinq bombes, Buddy Hield soigne sa mécanique, et l’ensemble tient debout grâce à une défense étonnamment disciplinée.
Trois matchs de suite sous les 100 points encaissés, ce n’est pas rien pour une équipe qui a souvent été accusée de défendre comme un paravent Ikea. La suite ? Minnesota vendredi. Peut-être le retour de Curry. Peut-être celui de Draymond. Peut-être un vrai match test pour savoir si cette résilience est une tendance ou juste une bonne série.
En attendant, Golden State ramasse les victoires pendant que Chicago empile les défaites. Deux dynamiques opposées, une seule certitude : ce soir, les Warriors ont joué simple, propre et efficace.



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