Pendant un instant, Toronto a cru tenir son hold-up. Une tribune survoltée, un run monstrueux, un Jaylen Brown soudain plus humain. Mais au bout du compte, les Celtics ont fait ce que les grandes équipes font dans les soirées piégeuses : serrer les dents, reprendre les choses en main et repartir avec la victoire, 121-113, malgré une avance de 23 points envolée dans le vacarme de la Scotiabank Arena.
Jaylen Brown a planté 30 points avec l’énergie d’un homme qui avait autre chose en tête que de laisser une série de cinq victoires se briser ici. Derrick White, lui, a déposé 14 pions dès le premier quart, comme un marqueur de territoire. Les deux ont tenu la baraque, même quand le sol s’est mis à trembler sous leurs chaussures.
The Boston Celtics with today’s win:
5 in a row.
10-2 in their last 12.
Becomes the #3 seed in the East. pic.twitter.com/sCozuRDcAN— NBA (@NBA) December 7, 2025
Un troisième quart qui tourne à la tempête
Boston menait 87-64. Une marge qu’on pense confortable même pour une équipe qui collectionne les montagnes russes. Puis Toronto a tout simplement changé d’oxygène. Les Raptors ont déroulé un 34-10 incandescent, menés par un Brandon Ingram en furie (30 points) et un Scottie Barnes en mode bulldozer élégant.
Le layup de Jamal Shead qui donne le premier avantage des Raptors à 10 minutes de la fin a fait vibrer le bâtiment comme en 2019. Les Celtics, eux, venaient de perdre un lead abyssal sans vraiment comprendre comment ils s’étaient retrouvés là.
Le genre de moment où tu vois très vite si ton équipe a une colonne vertébrale.
Le sang-froid de Jaylen Brown comme réponse
Et Boston en a une. Une vraie. Pas juste du scoring et des highlights. Le duo White Pritchard a frappé deux fois longue distance, rendant la monnaie avec calme, et d’un coup le match s’est remis dans l’ordre. Avantage Celtics. Fin du suspense. Jaylen Brown a joué le rôle du Maestro avec ses 30 points et assume entièrement son rôle de leader cette année.
Jaylen Brown has been hooping 🔥 pic.twitter.com/xEsTPoOVzk
— Real Sports (@realapp) December 7, 2025
Toronto a encore tenté de griffer la partie, mais le carburant manquait. Les Raptors n’ont jamais retrouvé l’élan du troisième quart, incapables de suivre le rythme long-range des Celtics, auteurs de 20 tirs primés pendant que Toronto n’en tentait que 22.
Les efforts de Barnes (18 pts, 11 rebonds), Ingram (30 pts) ou Mamukelashvili (14 pts, 6 rebonds)n’ont pas suffi face à une machine bostonienne qui a su répondre comme une équipe sûre de ses forces.
Boston avance, Toronto encaisse
Les Celtics enchaînent leur cinquième victoire et confirment une dynamique où tout le monde contribue. Queta double-double. Pritchard précieux. Simons juste ce qu’il faut. Une impression d’équilibre et de maîtrise malgré les turbulences.
À l’inverse, Toronto glisse. Trois défaites de suite à la maison, cinq sur les six dernières, et un duel de NBA Cup qui arrive dans un moment où la confiance n’est plus vraiment un atout local. Boston a vécu une frayeur. Toronto a vécu un espoir. Et au final, la logique a repris les commandes. Des Celtics qui vacillent, mais qui ne tombent pas. Des Raptors qui rivalisent, mais qui manquent d’une étincelle pour frapper un vrai coup.
Une soirée où l’on a compris une chose : Boston peut perdre le fil d’un match, mais pas son identité. Et pour le reste de la ligue, c’est un problème. Cette année, ils ont gagné contre toutes les équipes du Top 6 à l’Est : le Magic, New York, Detroit, les Raptors et les Cavaliers, de quoi faire plaisir à un certain Jayson Tatum qui pourrait revenir cette saison s’il y a vraiment quelque chose à aller chercher à la fin de l’année !



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