Cleveland sous pression permanente
La victoire contre Charlotte, lundi, n’a trompé personne. Sept points d’écart, un succès à domicile… et pourtant, le malaise est bien là. À Cleveland, la saison 2025/26 a pris une tournure beaucoup plus tendue que prévu. Avec un bilan de 16-14, les Cavaliers sont très loin du rouleau compresseur de l’an dernier, auteur d’un stratosphérique 64-18. Et quand la régression est aussi brutale, les questions arrivent vite. Très vite.
Dans les étages, Dan Gilbert s’impatiente. Le propriétaire n’apprécie guère la direction que prend son équipe et l’urgence de réagir commence à s’imposer comme une évidence.
Le noyau dur encore protégé
Malgré ce climat électrique, Cleveland ne semble pas prêt à tout faire exploser. Pas encore. Darius Garland et Jarrett Allen restent considérés comme intouchables, du moins à court terme. Chris Fedor, sur le podcast Wine and Gold Talk, a expliqué que les Cavs freinent toute discussion autour d’Allen pour des raisons très concrètes.
Blessures à répétition, saison mitigée, valeur marchande en baisse. Le timing n’est pas idéal. Comme pour Garland, Cleveland estime Allen plus haut que le reste de la ligue. Un décalage classique, mais dangereux quand il bloque toute marge de manœuvre.
Allen, oui… mais à quel prix ?
Les besoins existent ailleurs. Selon Afseth, les Pacers, les Knicks et les Raptors cherchent activement un pivot. Jarrett Allen coche des cases. Beaucoup même. Mais aider un rival de conférence n’est pas une option envisagée à la légère.
Une source est claire. À moins d’une offre totalement irrésistible, Cleveland ne bougera pas. Allen a la cote en NBA, mais pas au point de justifier un cadeau à l’Est. Le message est limpide. Si quelqu’un veut le récupérer, il faudra frapper très fort.

Les ajustements périphériques en discussion
Si la direction choisit la voie des retouches plutôt que celle du séisme, plusieurs noms circulent. Max Strus, De’Andre Hunter, Lonzo Ball et Dean Wade pourraient devenir des monnaies d’échange dans les semaines à venir.
Problème. Strus n’a toujours pas joué cette saison, en convalescence après une opération du pied. Hunter, Ball et Wade, eux, peinent à peser en 2025/26. Leur rendement n’aide pas vraiment à booster leur valeur sur le marché.
Dans ce contexte, Ball et Wade apparaissent comme les profils les plus simples à bouger. Le premier dispose d’une option d’équipe à 10 millions pour 2026/27. Le second arrive en fin de contrat à 6 millions. Hunter et Strus, sous contrat garanti la saison prochaine, compliquent davantage les calculs.
Dean Wade, le nom qui revient
Selon Afseth, Dean Wade est à surveiller de très près. À 29 ans, le vétéran a tout connu à Cleveland, sept saisons sans interruption. Défenseur fiable, shooteur correct sur la durée de sa carrière avec 36 % derrière l’arc, il traverse pourtant un trou d’air.
Cette saison, Wade ne tourne qu’à 29 % à trois points en 27 matchs. Son pire total en carrière. Suffisant pour refroidir certains prétendants, mais pas au point de le rendre invisible. Dans une ligue avide de profils 3-and-D, son nom continue de circuler.
Atkinson sous observation
Et puis il y a le banc. Toujours le banc. Dimanche, Marc Stein a lâché une information lourde. Kenny Atkinson pourrait être sur la sellette si Cleveland ne redresse pas rapidement la barre. Ironie cruelle, l’homme avait été élu entraîneur de l’année la saison passée.
Selon Afseth, des interrogations internes émergent sur son leadership. Rien d’officiel. Rien d’acté. Mais suffisamment de bruit pour installer un doute. Et si la situation dégénère, un nom revient déjà en coulisses. Johnnie Bryant.
Proche de Donovan Mitchell, apprécié dans le vestiaire, Bryant serait le favori pour assurer l’intérim en cas de décision radicale.
Un point de bascule imminent
À Cleveland, le temps commence à manquer. La saison est encore longue, certes, mais l’écart entre les attentes et la réalité se creuse. Entre un effectif figé, des ajustements délicats et un coach désormais sous pression, les Cavaliers avancent sur une ligne étroite.
Reste à savoir s’ils choisiront la patience… ou la rupture.


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