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Foot : Premier League l’élite du jeu, l’enfer des entraîneurs

Foot : Premier League l’élite du jeu, l’enfer des entraîneurs

La Premier League, ce broyeur à managers

En Angleterre, le temps n’existe pas pour les entraîneurs. Ou alors il file à une vitesse folle. La Premier League continue de rappeler, semaine après semaine, qu’elle est un championnat aussi spectaculaire qu’impitoyable pour ceux qui s’assoient sur les bancs. Les récents cas Ruben Amorim et Enzo Maresca en sont la preuve éclatante. Ici, la patience est une denrée rare. Très rare.

Pep Guardiola l’a résumé d’une phrase, presque fataliste. Ruben Amorim est un “top manager”. Mais ça ne l’a pas sauvé. Parce qu’en Premier League, être bon ne suffit plus. Il faut gagner. Vite. Tout de suite.

Amorim, 14 mois et puis s’en va

L’histoire s’est terminée aussi brutalement qu’elle avait commencé avec enthousiasme. Arrivé à Manchester United avec une étiquette de coach moderne et ambitieux, Ruben Amorim n’aura tenu que 14 mois. Une éviction précipitée, survenue juste après des critiques publiques envers sa direction, à la suite d’un nul frustrant à Elland Road face à Leeds.

Le lundi matin, rideau. Darren Fletcher, ancien de la maison, est nommé intérimaire. Amorim quitte Old Trafford par la petite porte, plombé par des chiffres qui ne pardonnent pas. 32 % de victoires, le pire ratio d’un manager de United en Premier League. 1,53 but encaissé par match. Seulement 15 clean sheets. Dans un club où l’histoire pèse aussi lourd que les attentes, ces statistiques sont une condamnation.

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Maresca, même scénario, autre décor

À Londres, le scénario est tristement similaire. Enzo Maresca n’a pas résisté non plus à la tempête de Stamford Bridge. Des résultats en dents de scie, une relation qui se délite avec les dirigeants, et une sortie plus rapide que prévue. Depuis le début de la saison 2024-25, l’Italien avait dirigé 57 matchs. Pas suffisant pour convaincre. Pas suffisant pour survivre.

Deux clubs, deux contextes différents, mais une même logique. L’urgence permanente. L’exigence immédiate. La moindre fissure devient une faille.

Guardiola, l’exception qui confirme la règle

Dans ce paysage instable, Pep Guardiola fait figure d’ovni. Arrivé à Manchester City en 2016, il est aujourd’hui le doyen des managers de Premier League. Neuf ans de présence, 18 trophées, une domination presque sans partage. Et pourtant, même lui n’a pas été épargné par les doutes.

La saison dernière, après une élimination précoce en Coupe de la Ligue face à Tottenham, City a traversé une zone de turbulences rare. Une seule victoire en 13 matchs toutes compétitions confondues. Cinq défaites de suite. Une première dans la carrière de Guardiola. Les murmures ont commencé. L’ombre du doute a plané. Puis City a terminé troisième. Et le calme est revenu.

Gagner ou disparaître

Guardiola le sait mieux que personne. L’Angleterre n’est pas un cas isolé. L’Espagne, l’Allemagne, même combat. “Les managers sont recrutés pour leurs idées, mais licenciés pour leurs résultats.” Une phrase simple, presque banale. Et pourtant, elle résume tout.

En Premier League, le passé ne protège pas. Le projet ne rassure pas. La progression ne suffit pas. Chaque match est un examen. Chaque série négative, un compte à rebours.

Un championnat qui ne pardonne rien

Les cas Amorim et Maresca ne sont pas des anomalies. Ils sont le reflet d’un système où l’exigence est maximale, où la pression ne redescend jamais. La Premier League fascine par son intensité, son niveau, son spectacle. Mais pour les managers, elle reste un champ de mines.

Ici, on ne construit plus vraiment. On survit. Jusqu’au prochain licenciement.

Auteur/autrice

  • Elias Da Fonte

    Etudiant en Bachelor Sport Business à Lyon, je suis passionné par le sport et plus particulièrement par le football. Le journalisme sportif a toujours été une vocation pour moi, ce qui m’a conduit à rejoindre récemment l’équipe de PenseBet, où je contribue à la rédaction d’articles tout en développant mes compétences dans le domaine.


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