- 1 Une soirée sous tension au stade Diego Armando Maradona
- 2 Vérone frappe fort et glace le public napolitain
- 3 Une première période qui échappe au Napoli
- 4 McTominay rallume la flamme au retour des vestiaires
- 5 Di Lorenzo, capitaine au moment juste
- 6 Des chiffres qui racontent la métamorphose napolitaine
- 7 Un point frustrant, mais peut-être précieux
Une soirée sous tension au stade Diego Armando Maradona
Naples avait une occasion en or. Celle de mettre la pression maximale sur l’Inter et de prendre, au moins provisoirement, la tête de la Serie A. Mais mercredi soir, face à un Vérone sans complexe, les Partenopei ont dû puiser très loin dans leurs ressources pour éviter une désillusion à domicile. Score final : 2-2. Un nul frustrant sur le papier, mais révélateur du caractère de cette équipe version Antonio Conte.
Parce que ce match-là, Naples aurait aussi pu le perdre. Et dans la course serrée au sommet, ce point arraché pourrait compter bien plus qu’il n’y paraît.
Vérone frappe fort et glace le public napolitain
Dès les premières minutes, Naples impose sa patte. Possession confisquée, pressing haut, intentions claires. Eljif Elmas est tout proche d’ouvrir le score, mais Lorenzo Montipo sort un bloc décisif à bout portant. Une alerte sans lendemain, ou presque.
Car à la 16e minute, le scénario bascule. Sur un centre de Cheikh Niasse, Martin Frese surgit et conclut d’un coup de talon aussi audacieux qu’efficace. Naples est sonné. Cinq minutes plus tard, le cauchemar s’intensifie. Alessandro Buongiorno est sanctionné pour une main dans la surface. Gift Orban ne tremble pas. 2-0 pour Vérone en 21 minutes.
À cet instant précis, San Paolo retient son souffle. Naples domine sans tuer. Vérone frappe sans prévenir.
Une première période qui échappe au Napoli
Le score est sévère, mais il n’est pas immérité. Vérone joue juste, exploite chaque transition, défend avec agressivité. Naples, lui, manque de tranchant dans les trente derniers mètres. Les centres s’enchaînent, les appels aussi, mais la précision n’est pas au rendez-vous.
À la pause, les chiffres sont parlants. Vérone affiche 1,69 expected goals contre seulement 0,56 pour les hommes de Conte. L’invincibilité napolitaine à domicile vacille dangereusement.
McTominay rallume la flamme au retour des vestiaires
Naples revient avec une autre intensité. Moins de contrôle stérile, plus de verticalité. Et très vite, la récompense arrive. Neuf minutes après la reprise, Scott McTominay s’élève plus haut que tout le monde sur un corner parfaitement frappé par Noa Lang. Sa tête trompe Nicolas Valentini. 2-1. Le stade explose.
La dynamique change instantanément. Vérone recule. Naples pousse. Rasmus Højlund manque d’abord une tête, puis croit égaliser à la 72e minute sur une volée puissante. Mais la VAR refroidit tout le monde : main préalable du Danois. Quelques minutes plus tard, c’est Amir Rrahmani qui voit son but annulé pour hors-jeu après une remise de McTominay. La frustration monte.
Di Lorenzo, capitaine au moment juste
À force d’insister, Naples finit par être récompensé. À huit minutes de la fin, Giovanni Di Lorenzo surgit au second poteau et reprend un centre tendu de Luca Marianucci. Cette fois, rien à signaler. 2-2. Le Maradona rugit. Naples est revenu de loin.
Les Partenopei sentent alors que le match peut basculer. Ils poussent, encerclent la surface, cherchent le coup fatal. Mais Vérone résiste. Et manque même de tout gâcher pour Naples dans le temps additionnel, lorsque Giovane tente un lob audacieux qui frôle le montant extérieur.
Des chiffres qui racontent la métamorphose napolitaine
Ce match est une leçon en deux actes. En première période, Naples subit. En seconde, Naples domine. Après la pause, les hommes de Conte tirent 11 fois contre 7 pour Vérone, avec un xG de 0,53 contre 0,21. Une réaction nette, presque instinctive.
Surtout, Naples préserve une statistique impressionnante. Le club est le seul des cinq grands championnats européens à être invaincu à domicile toutes compétitions confondues en 2025. 21 matchs, 15 victoires, 6 nuls. Une série portée désormais à 23 rencontres sans défaite au Maradona.
Un point frustrant, mais peut-être précieux
Oui, Naples a laissé filer l’occasion de prendre la tête. Oui, ce nul a un goût d’inachevé. Mais dans une saison où chaque détail compte, savoir revenir d’un 0-2 sans paniquer est un signe fort. Cette équipe ne lâche rien. Jamais.
À un point de l’Inter avant le déplacement à Parme, Naples reste pleinement dans la course. Et au vu du caractère affiché mercredi soir, personne n’a intérêt à les enterrer trop vite. En Serie A, les titres se gagnent parfois sur ce genre de soirée. Celles où l’on refuse de tomber.
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