Deux jours avant le match face au Cavs, le Jazz avait touché le fond. Une claque historique, 55 points dans la vue, un soir à Charlotte qui ressemblait à une mauvaise blague. A Cleveland, Utah n’a pas seulement répondu. Il a montré du caractère. De la fierté. Et un basket qui refuse de disparaître.
Dans une Rocket Mortgage FieldHouse d’abord surprise, puis silencieuse, le Jazz s’est imposé 123-112. Une victoire qui ne gomme pas tout, mais qui dit beaucoup sur l’état d’esprit d’un groupe qu’on croyait sonné. De l’autre côté, les Cavs retombent à nouveau dans leurs travers…
Keyonte George, la mèche allumée
Il fallait un détonateur. Il s’appelle Keyonte George. 32 points, neuf passes, un sans-faute sur la ligne avec 12 lancers rentrés. Mais surtout, un troisième quart-temps incandescent. Seize points en douze minutes, pile au moment où Cleveland pensait avoir fait le plus dur.
Keyonte George 32 PTS, 5 REB, 9 AST, 8/16 FG, 4/8 3FG, 12/12 FT, 75.2% TS vs Cavs https://t.co/l7BkNW9e5q pic.twitter.com/AFzTmVVy1L
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George a changé le tempo. Il a accéléré, attaqué, provoqué. Quand le Jazz était mené de dix points, il a refusé de regarder le score. Il a joué. Simplement. Et Utah a suivi.
Ce genre de match forge une réputation. Pas celle des highlights, mais celle des leaders qui émergent quand tout vacille. Et depuis le début de saison, c’est exactement ce que fait Keyonte.
Markkanen et Nurkic, la colonne vertébrale
Autour de George, Lauri Markkanen a fait ce qu’il fait depuis le début de la saison. Être constant. 28 points, 12 rebonds, une présence permanente dans la peinture et derrière l’arc. Dixième meilleur scoreur de la ligue, le Finlandais reste la valeur sûre d’un Jazz en reconstruction permanente.
Keyonte George 32 PTS, 5 REB, 9 AST, 1 STL, 4/8 3PT, 12/12 FT on 8/16 FG
Lauri Markkanen 28 PTS, 12 REB, 1 STL, 1 BLK, 9/12 FT, 1 TOs on 8/16 FG vs Cavaliers https://t.co/ddzkNzKjvS pic.twitter.com/GSHCLwtXO5
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Et puis il y a Jusuf Nurkic. De retour après deux matchs manqués, le pivot a rappelé son importance. 11 points, 17 rebonds, de l’impact, du volume, des écrans qui font mal. Utah a gagné la bataille intérieure, et ça n’a rien d’un hasard. Par contre ça peut alerter du côté des Cavs qui n’ont rien pu faire, même avec Jarret Allen et Evan Mobley.
Les Cavs retombent dans leurs travers
Les Cavaliers avaient pourtant bien réagi. Menés de 17 dès le premier quart, ils avaient recollé avec une série furieuse avant la pause. Un 26-8 pour reprendre la main, Darius Garland en chef d’orchestre, Donovan Mitchell en soutien.
Mais après la mi-temps, tout s’est fissuré. Défense permissive, rotations en retard, trop de possessions subies. Quand Utah a repris l’avantage, Cleveland n’a jamais vraiment su comment répondre. Le dernier quart a confirmé la tendance, avec un run décisif lancé par deux tirs primés de Svi Mykhailiuk.
Une victoire qui vaut plus que deux points
Ce succès ne change pas le classement du Jazz. Il ne gomme pas les défaites, ni les questions. Mais il rétablit quelque chose d’essentiel. La crédibilité. Après une humiliation pareille, la réaction était attendue. Elle a été franche, collective, assumée. Mais avant tout, il rappel que le projet commence vraiment à se mettre en place du côté de Salt Lake City. Avec keyonte comme franchise player, l’équipe pourrait vraiment se developper en quelque chose de concret.
Utah n’a pas oublié Charlotte. Il l’a utilisé comme carburant. Et à Cleveland, le Jazz a rappelé une vérité simple de la NBA. Même au plus bas, une équipe qui joue juste et avec orgueil reste dangereuse.



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