Un tie-break pour lancer l’exploit
Il y a des matchs où l’on apprend qu’un joueur a du talent. Et puis il y a ceux où l’on comprend qu’il a changé de dimension.
À l’ATP 500 de Doha, Jakub Mensik a frappé fort. Très fort. Victoire 7-6, 2-6, 6-3 contre Jannik Sinner, numéro 2 mondial, au terme de 2h11 d’un combat tendu et mature.
Le premier set a donné le ton. Sinner se procure quatre balles de break d’entrée. Rien ne passe. Mensik serre le jeu, s’appuie sur un service dévastateur et arrache le tie-break 7-3. Le message est clair : il n’est pas là pour apprendre.
WHAT A WIN FOR MENSIK 👏
A masterful @mensik_jakub_ performance sees him take out Sinner 7-6 2-6 6-3!#QatarExxonMobilOpen pic.twitter.com/U2xORRNk2g
— Tennis TV (@TennisTV) February 19, 2026
Un état d’esprit de gagnant
Sinner réagit en patron dans la deuxième manche. Deux breaks, un 6-2 net. On pense que la hiérarchie va reprendre ses droits.
Mais Mensik ne plie pas. Break d’entrée dans le troisième set. Quelques approximations côté italien. Et surtout une solidité impressionnante du Tchèque dans les moments clés. Il ne tremble pas au service, ferme la porte et conclut 6-3.
« Je suis arrivé sur le court avec un état d’esprit de gagnant », a-t-il expliqué après la rencontre. « Ça a été une dure bataille mentale. »
À 20 ans, le 16e mondial signe l’une des plus belles victoires de sa carrière. Seulement le deuxième joueur hors top 10 à battre Sinner sur dur depuis plus de deux saisons.
Le genre de performance qui change un regard. Celui des autres. Et le sien.

Sinner lucide, sans alarme
Pour Jannik Sinner, la déception est réelle. Demi-finale à Melbourne, quart à Doha. Un début d’année moins tranchant que prévu.
Mais l’Italien refuse le catastrophisme.
« Chaque joueur connaît des hauts et des bas. J’ai vécu deux années exceptionnelles. Je traverse une petite période plus difficile, mais ça ne m’inquiète pas. »
Serein, presque détaché. Il reconnaît le mérite de Mensik et rappelle que le travail finit toujours par payer. Indian Wells, Miami, la saison est longue.
Cap sur Arthur Fils
Mensik, lui, ne veut pas s’arrêter là. En demi-finale, il retrouvera Arthur Fils pour une place en finale.
« C’est le moment de fêter un peu cette victoire, puis je vais dormir et suivre la même routine », a-t-il glissé.
Un discours simple. Concentré. Presque froid.
À Doha, il n’a pas seulement battu le numéro 2 mondial. Il a montré qu’il entrait sur le court pour gagner, pas pour exister.
Et ça, à 20 ans, ce n’est plus une promesse. C’est un signal.
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