Il y avait de la tension dans son regard. Pas celle d’un favori. Celle d’un joueur qui cherche une sortie.
Giovanni Mpetshi Perricard restait sur cinq défaites consécutives en tableau principal. Cinq matches où tout semblait se dérober. À Dubaï, il avait besoin d’un déclic. Pas d’un exploit, pas d’un feu d’artifice. Juste d’une victoire.
Il l’a arrachée.
Trois tie-breaks, zéro abandon
Face à Moez Echargui, le Français a livré un combat nerveux, tendu, irrespirable. 7-6, 6-7, 7-6. Trois sets. Trois tie-breaks. Aucun espace pour respirer.
Le scénario était cruel, presque ironique. Lui qui avait souvent flanché dans les moments clés ces dernières semaines devait, cette fois, tout gagner à la photo finish.
Et il l’a fait.
Dans chaque jeu décisif, il a serré le jeu. Service solide, premières balles lourdes, prise de risque assumée. Pas parfait, mais déterminé.

Un service comme bouée de sauvetage
Les chiffres racontent beaucoup. 53 coups gagnants. 29 aces.
Quand le doute s’installe, le service devient un refuge. Mpetshi Perricard s’y est accroché. Les aces ont calmé les tempêtes. Les coups droits ont fait reculer l’adversaire.
À 22 ans, il possède déjà cette arme massive capable de retourner une séquence mal embarquée. À Dubaï, elle lui a servi de filet de sécurité. Chaque point important passait par une première balle lourde, souvent intouchable.
Un parcours qui redonne du sens
Sorti des qualifications après des succès contre Mochizuki et Choinski, il n’est pas arrivé ici par hasard. Il a dû passer par la porte de service, jouer des matches supplémentaires, trouver du rythme.
Et peut-être que c’est ce dont il avait besoin. Retoucher la balle. Enchaîner. Reprendre confiance loin des projecteurs du dernier carré.
Cette victoire ne règle pas tout. Mais elle stoppe l’hémorragie.
Un deuxième tour qui peut changer la dynamique
Au prochain tour, il affrontera le vainqueur du duel entre Auger-Aliassime et Zhang. Un test d’un tout autre calibre.
Mais pour l’instant, l’essentiel est ailleurs. Giovanni Mpetshi Perricard a retrouvé la sensation de gagner. Celle qui nettoie les doutes et redonne de l’élan.
Parfois, renaître commence simplement par un tie-break remporté. Puis un deuxième. Puis un troisième.
À Dubaï, il a tenu. Et ça change tout.
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