Il y a des victoires qui soulagent. D’autres qui libèrent. Et puis il y a celles qui changent une trajectoire.
À Rio de Janeiro, sous un ciel capricieux et sur une terre battue détrempée par les averses, Tomas Etcheverry a enfin brisé le cercle. Après trois finales perdues sur le circuit, l’Argentin a tenu bon. Il a plié, parfois vacillé, mais il n’a pas rompu. Résultat, un succès en trois sets face à Alejandro Tabilo, 3-6, 7-6, 6-4, et le premier trophée ATP de sa carrière dans les bras.
Un moment attendu. Mérité. Presque inévitable.
Une journée folle, entre pluie et nerfs d’acier
Rio n’a rien offert de simple. La météo a bousculé le programme, compressé les matches, forcé les corps à enchaîner. Avant même la finale, Tomas Etcheverry a dû survivre à une demi-finale accrochée contre Vit Kopriva, conclue au tie-break du troisième set. Un combat long, lourd, usant.
Quelques heures de récupération. Pas plus.
Et le voilà déjà de retour sur le court central pour défier Alejandro Tabilo. Une finale à peine digérée qu’il fallait déjà la jouer.

Un premier set à contre-courant
Etcheverry démarre fort. Break d’entrée. L’Argentin semble surfer sur l’élan de sa demi-finale. Mais Tabilo ne panique pas. Le Chilien aligne quatre jeux consécutifs, prend le contrôle des échanges, impose sa lourdeur côté coup droit.
6-3. Premier set pour Tabilo.
Dans les tribunes, on sent le doute revenir. Trois finales perdues, ça laisse des traces. La question flotte dans l’air chaud de Rio. Va-t-il encore craquer au moment clé ?
Le tie-break qui change tout
Le deuxième set est un bras de fer. Tabilo break le premier. Etcheverry court après le score. Mais cette fois, quelque chose est différent. Il ne s’éparpille pas. Il reste dense, concentré, presque froid.
Il débreake. S’accroche. Pousse le set jusqu’au tie-break.
Là, il joue libéré. Précis. Tranchant. Le genre de séquence qui fait basculer une carrière. Il arrache la manche et hurle vers son clan. On comprend que le match vient de changer de camp.
La maturité dans le troisième set
Dans la manche décisive, Etcheverry frappe le premier. Break dès le troisième jeu. Cette fois, il ne regarde plus derrière.
Service solide, échanges maîtrisés, choix intelligents. Tabilo tente, insiste, mais ne parvient jamais à recoller. 6-4.
Le poing se serre. Les épaules se relâchent. Tomas Etcheverry est enfin champion sur le circuit ATP.
Argentine connection 🇦🇷@dieschwartzman presents @tometcheverry with the Rio trophy! pic.twitter.com/Ml8jSxY7aD
— Tennis TV (@TennisTV) February 23, 2026
Un bond au classement et un symbole fort
Ce titre à Rio vaut plus qu’un trophée. Il propulse l’Argentin à la 33e place mondiale, un bond de 18 rangs. Surtout, il efface l’étiquette du finaliste malheureux.
Le symbole est fort. Sur le podium, c’est Diego Schwartzman qui lui remet le trophée. Un compatriote, un modèle pour toute une génération argentine sur terre battue.
Le passage de relais a quelque chose de beau. De naturel.
À Rio, Etcheverry n’a pas seulement gagné un match. Il a gagné en crédibilité, en confiance, en statut.
Et maintenant, il avance avec un titre en poche. Et une barrière mentale en moins.
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