Un choix assumé, loin de la précipitation
Carlos Alcaraz n’a jamais aimé se précipiter. Sur le court comme en dehors. Après la mise en retrait progressive de Juan Carlos Ferrero, beaucoup s’attendaient à voir l’Espagnol annoncer rapidement un nouveau coach principal. Il n’en est rien. Pour l’instant, Samuel Lopez assure la continuité. Un choix réfléchi, presque conservateur, pour un joueur que l’on décrit souvent comme pressé par son talent. Alcaraz avance à son rythme, conscient que ce genre de décision peut redéfinir une carrière.
Wilander relance le débat
Forcément, le silence d’Alcaraz alimente les discussions. Et quand Mats Wilander s’en mêle, le sujet prend une autre dimension. Le septuple vainqueur en Grand Chelem, aujourd’hui analyste respecté, n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, Alcaraz a besoin d’un guide qui a déjà vécu le sommet. Quelqu’un qui sait ce que cela coûte, ce que cela exige, ce que cela enlève aussi. « Il avait Juan Carlos Ferrero, et ça lui a énormément apporté », rappelle Wilander. Le message est clair : l’expérience du très haut niveau n’est pas négociable.
L’idée du contraste plutôt que du miroir
Wilander ne plaide pas pour un simple clone d’Alcaraz. Bien au contraire. Selon lui, le futur coach idéal devrait proposer une lecture du jeu différente, presque opposée. Andy Murray ? Trop proche dans la construction. John McEnroe ou Stefan Edberg ? Là, les contrastes deviennent intéressants. Des joueurs au tennis radicalement différent, capables d’apporter un autre regard, d’ouvrir des portes tactiques nouvelles. Pour Alcaraz, déjà très complet, l’enjeu n’est plus d’apprendre à tout faire, mais de mieux choisir quand le faire.
Le nom qui fait rêver
Puis Wilander lâche le nom qui fait immédiatement vibrer le monde du tennis. Roger Federer. Sans détour. Sans condition. Selon lui, Federer serait le coach parfait pour Alcaraz. Pas seulement pour l’aura, ni pour le palmarès, mais pour la compréhension fine du jeu. La gestion du tempo, la variété, l’économie d’efforts, l’art de gagner sans forcer. Autant de domaines où Alcaraz peut encore progresser. « Quelqu’un qui pourrait vraiment l’aider sur les aspects du jeu avec lesquels il lutte », insiste Wilander.
Un rêve plus qu’un projet
Évidemment, l’hypothèse Federer relève davantage du fantasme que d’un plan concret. Le Suisse a toujours soigneusement choisi ses apparitions dans le monde du tennis depuis sa retraite. Mais l’idée dit quelque chose d’important : Alcaraz est déjà à un stade où l’on ne parle plus de développement brut, mais de raffinement. De détails. De transmission.
Le temps comme allié
À seulement 21 ans, Alcaraz n’est pas pressé par le calendrier. Il sait que le bon coach ne se choisit pas dans l’urgence, mais dans la cohérence. Ferrero a posé les bases. Lopez assure la transition. La suite viendra quand elle devra venir. Et peut-être que le futur coach d’Alcaraz n’est même pas encore dans le débat public.
Conclusion : choisir l’homme, pas le nom
Le débat lancé par Wilander est passionnant, mais Alcaraz le sait mieux que personne : un grand coach ne se résume pas à un palmarès. Il s’agit de confiance, de timing, de vision partagée. Federer ferait rêver, certes. Mais l’essentiel est ailleurs. Trouver la bonne voix, au bon moment, pour accompagner un joueur qui n’a pas fini de redéfinir les standards du tennis moderne.
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