La fin d’un cycle fondateur
Il y a des séparations qui marquent une rupture. Celle entre Giovanni Mpetshi Perricard et Emmanuel Planque ressemble plutôt à la fin d’un chapitre fondateur.
Depuis 2021, Planque était plus qu’un entraîneur. Un mentor. Un architecte. Sous sa houlette, le géant lyonnais a changé de dimension. Passage dans le top 30, maturité tactique, titres à Lyon et à Bâle. Une progression fulgurante, presque linéaire, dans un circuit où rien ne l’est jamais vraiment.
Mais le très haut niveau ne laisse pas place à la routine. À 22 ans, Mpetshi Perricard a décidé qu’il était temps d’ouvrir une nouvelle porte.
Un test express avec Philippe Dehaes
Le choix s’est porté sur Philippe Dehaes. Un technicien expérimenté, passé par Daria Kasatkina et Emma Raducanu, et plus récemment auprès du jeune Moïse Kouamé.
La collaboration ne s’inscrit pas encore dans le long terme. Deux semaines. Pas plus. Une période d’essai, presque un speed-dating version ATP.
Le message est clair. Observer. Tester. Ajuster. Voir si l’alchimie prend.

Doha comme premier laboratoire
Le timing est serré. Cette semaine, Mpetshi Perricard est engagé à l’ATP 500 de Doha. Premier tour face au Belge Zizou Bergs. Pas le plus simple des tirages pour un joueur en transition.
Mais c’est aussi le meilleur endroit pour évaluer une nouvelle dynamique. Le regard en tribunes change. Les mots pendant les changements de côté évoluent. Les routines se modifient. Ce sont souvent des détails invisibles pour le public, mais essentiels pour le joueur.
Dans ce genre de phase, le tennis devient un laboratoire à ciel ouvert.
Un moment charnière dans une carrière en pleine ascension
Changer de coach quand tout va bien, c’est un pari. Quand on sort de saisons solides, qu’on a trouvé un équilibre et qu’on progresse encore, la tentation de la stabilité est forte.
Mais les joueurs qui visent plus haut savent que le confort peut devenir un piège.
Mpetshi Perricard ne cache pas ses ambitions. Avec son service dévastateur et son profil atypique, il veut s’installer durablement parmi les têtes d’affiche du circuit. Pour ça, il faut parfois provoquer un électrochoc.
Deux semaines ne feront pas une carrière. Mais elles peuvent dessiner une direction.
À Doha, ce ne sera pas seulement un premier tour. Ce sera le début d’une nouvelle équation.
Découvrez le reste de l’actu sportive sur PenseBet !


Laisser un commentaire