- 1 Rabat, soirée de feu : la CAN se joue à huis clos, mais partout dans les têtes
- 2 Les Lions de l’Atlas, l’ombre d’une légende enfin vivante
- 3 Le Sénégal des Lions de la Téranga, expérience contre passion
- 4 Un match sous tension, un climat qui brûle
- 5 Le contexte, la télévision, la planète qui regarde
- 6 Ce soir, deux Lions entrent en lutte
Rabat, soirée de feu : la CAN se joue à huis clos, mais partout dans les têtes
Ce soir, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 écrit son dernier acte. Un stade prêt à exploser, des tribunes qui vibrent déjà dans l’imaginaire de millions de supporters, et deux nations en déséquilibre parfait entre espoir et histoire. Le Maroc accueille le Sénégal dans une finale qui sent l’électricité pure.
Ce n’est pas qu’un match. C’est une longue file d’attentes, d’orgueil, de rêves trop lourds pour être simplement qualifiés ainsi. C’est la rencontre entre un hôte qui attend ce moment depuis un demi-siècle et un prétendant qui veut confirmer son règne récent.
La finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations se joue entre le Sénégal et le Maroc ce dimanche 18 janvier à 20 heures (TU) au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. pic.twitter.com/ett0AuYHYb
— Radio Okapi (@radiookapi) January 18, 2026
Les Lions de l’Atlas, l’ombre d’une légende enfin vivante
Pour le Maroc, c’est plus qu’une finale, c’est une renaissance à domicile. Les Lions de l’Atlas n’ont plus disputé une finale de CAN depuis 2004, et leur unique titre continental remonte à 1976. Ce soir, sous le ciel de Rabat, il y a la lourde inertie de cinquante ans dans chaque souffle marocain.
Brahim Díaz, transformé en terminator offensif, est l’âme battante de cette équipe. Il a marqué dans chacun des cinq premiers matches de son équipe, et ce soir encore, il incarne ce Maroc qui n’a pas seulement envie de gagner : il veut être sacré sur son sol.
Le public, les casseroles sur les balcons, les chants déjà prêts dans les cafés… tout dit qu’il n’y aura pas de simple « victoire de plus ». Il y aura l’embrasement.
Le Sénégal des Lions de la Téranga, expérience contre passion
Et puis il y a le Sénégal. Les Lions de la Téranga ne sont pas là par hasard. Dans ce tournoi où les favoris ont généralement avancé comme prévu, ils ont marché avec assurance, avec ce mélange d’expérience et de pragmatisme qui fait souvent la différence en phase finale.
Sadio Mané, marqueur décisif en demi-finale contre l’Égypte, arrive dans ce match comme une légende impériale à son apogée, peut-être pour sa dernière CAN.
Mais le Sénégal n’est pas sans zones d’ombre : Kalidou Koulibaly est suspendu, une absence qui pèse dans l’arrière-garde, et Habib Diarra ne jouera pas non plus.
Ce sont des détails dans le scorebook peut-être, mais des fractures dans l’armure sénégalaise. Face à un Maroc galvanisé, l’équilibre tactique de la Téranga sera scruté comme un thriller défensif.
Un match sous tension, un climat qui brûle
Au-delà des onze sur le terrain, il y a l’atmosphère. Le Sénégal avait exprimé des inquiétudes sur l’organisation et la sécurité à Rabat, un appel presque politique autant que sportif. Des protestations, des discussions, des petites flammes qui courent avant l’embrasement final.
Ce n’est pas juste une finale stéréotypée. C’est un choc d’identité, une bataille de fiertés. Dans un tournoi où le drama a parfois pris des détours plus subtils que prévu, cette finale a tout pour être cette explosion de passions qu’on attend d’un océan de supporters attachés à leur drapeau.
Le contexte, la télévision, la planète qui regarde
Coup d’envoi prévu à 20h00, heure française, diffusé en clair sur plusieurs grandes chaînes, dont M6 en France, une rareté historique pour un rendez-vous de cette ampleur.
Ce soir, deux Lions entrent en lutte
Deux équipes pour une seule couronne. Deux façons d’être roi sur un continent qui vit et respire football. Deux narrations prêtes à s’entrechoquer : l’expérience contre l’émotion, la discipline contre la flamme, la patrie contre la patrie.
Ce soir, la finale de la CAN 2025 ne sera pas un simple calendrier sportif. Ce sera une grande fresque humaine, un dernier souffle avant longtemps.
Et quand le coup de sifflet final retentira, on ne parlera plus de vingt-deux joueurs. On parlera de destins.
Sénégal vs Maroc. Ce soir, l’Afrique attend UN et UNIQUE vainqueur de la CAN.



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