Le Camp Nou voulait une remontada. Il a eu un frisson, un vrai. Pendant 90 minutes, le FC Barcelone a joué comme si l’impossible était une option. Victoire 3-0 contre l’Atlético de Madrid. À un but près de tout renverser après le 4-0 encaissé à l’aller.
Sauf que le football ne recompte pas les occasions. Il recompte les buts. Et sur l’ensemble des deux matchs, ce sont les Colchoneros qui verront la finale.

Lamine Yamal allume la mèche
Dès les premières minutes, le Barça a posé le décor. Pressing haut, ballon confisqué, intentions claires.
Et au cœur de tout ça, Lamine Yamal. Encore lui. Toujours lui. Percussions, changements de rythme, prises de risque. Sur le premier but, il élimine côté gauche avant d’offrir un caviar à Marc Bernal, qui conclut sans trembler à la 30e minute.
Le stade explose. L’espoir reprend vie.
Juste avant la pause, tout s’accélère. Pedri est fauché dans la surface. Penalty. Raphinha transforme. 2-0. Le Camp Nou y croit. L’Atlético vacille.
Un Atlético acculé mais pas rompu
Les hommes de Diego Simeone ont souffert. Beaucoup.
Musso, préféré à Oblak, multiplie les arrêts. Lookman manque une tête énorme juste avant la pause. Antoine Griezmann tente d’exister entre les lignes, mais le bloc catalan est solide. Pau Cubarsí gagne ses duels. L’entrejeu blaugrana domine.
À la 72e, Bernal frappe encore. Centre de Cancelo, reprise au cordeau. 3-0. Il ne manque plus qu’un but pour effacer l’humiliation de l’aller.
Mais l’Atlético, fidèle à son ADN, serre les rangs. Défense basse. Dégagements longs. Gestion du temps. Le chrono devient leur meilleur allié.
Koundé blessé, inquiétude pour le Barça et les Bleus
La soirée aurait pu être héroïque. Elle se termine avec des inquiétudes.
Dès la 13e minute, Jules Koundé s’écroule seul, main sur le mollet. Blessure musculaire évidente. Sortie immédiate.
Alejandro Baldé suivra plus tard, lui aussi touché. Et même Julian Alvarez côté madrilène quittera la pelouse. Une demi-finale intense, presque trop.
Pour le Barça, la blessure de Koundé tombe mal. Très mal. Et pour l’Équipe de France de football, à quelques semaines d’un rassemblement, l’alerte est sérieuse.
Fierté catalane, pragmatisme madrilène
Le Barça sort la tête haute. 3-0. Intensité. Caractère. Un Lamine Yamal incandescent.
Mais le football se joue sur 180 minutes. Et le 4-0 de l’aller pèse trop lourd.
Les Blaugranas ont frôlé l’exploit. Les Colchoneros, eux, ont fait ce qu’ils savent faire mieux que personne dans ces soirées-là : souffrir, plier, ne pas rompre.
Finale pour l’Atlético. Frustration immense pour Barcelone.
Parfois, une remontada se joue à un souffle. Ce soir, il a manqué un but.
Photo by Adria Puig / Anadolu via AFP
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