Dino Prizmic, retour à Melbourne là où tout a commencé
Melbourne ne l’a pas oublié. Et lui non plus. Un an après avoir fait vaciller Novak Djokovic dès le premier tour de l’Open d’Australie, Dino Prizmic a remis les pieds là où son nom a cessé d’être un simple espoir pour devenir une promesse. À 19 ans, le Croate est de retour, plus solide, plus mature, et déjà qualifié pour le deuxième tour des qualifications.
Le décor est le même. L’histoire, elle, a changé de dimension.
De l’anonymat au radar du circuit
Il y a douze mois, Prizmic débarquait à Melbourne classé au-delà de la 300e place mondiale. Aujourd’hui, il pointe autour du top 120. Une progression express, presque brutale, qui pourrait donner le tournis. Mais pas à lui.
Interrogé par Tennis Channel, le Croate n’a pas sorti la moindre phrase tapageuse. Pas de chiffres, pas d’objectifs chiffrés, pas de projection hasardeuse. Juste une ligne de conduite. « Bien sûr qu’on veut devenir le meilleur joueur possible, mais ce n’est pas ça sur quoi je me concentre en ce moment. »
Tout est là. Le classement suivra si le jeu est juste.
L’ombre bienveillante de Djokovic
Battre son idole, ça marque. Définitivement. Même s’ils ne se sont pas recroisés depuis ce match fou, Prizmic n’a rien oublié de Djokovic. Ni les échanges, ni l’intensité, ni surtout les mots.
« Je ne l’ai pas revu depuis l’Australie, mais je me souviens encore de certaines choses qu’il m’a dites. » Pas besoin d’en dire plus. Chez Prizmic, l’héritage est mental avant d’être technique. Discipline, exigence, patience. Le genre de leçons qui ne s’effacent pas.
Et forcément, l’idée de recroiser Djokovic à Melbourne lui traverse l’esprit. Pas comme un fantasme. Comme une suite logique.
Un joueur qui avance sans bruit
Ce qui frappe chez Prizmic, c’est ce refus de brûler les étapes. Le jeu est là, la caisse physique aussi, mais surtout une maturité rare à cet âge. Il ne joue pas pour rejouer son exploit. Il joue pour s’installer.
Chaque tour passé en qualifications est une brique de plus. Chaque match, un test. Le Croate n’est plus une surprise. Il est en train de devenir une présence.

Melbourne comme point d’ancrage
Revenir là où tout a basculé n’a rien d’anodin. Melbourne reste associé à ce match fondateur, à cette nuit où un adolescent a regardé Novak Djokovic droit dans les yeux sans baisser la tête. Mais Prizmic ne vit pas dans le rétroviseur.
Cette édition n’est pas un rappel. C’est une confirmation attendue.
La suite s’écrit maintenant
Dino Prizmic ne promet rien. Il avance, raquette en main, sans bruit inutile. Sa victoire contre Djokovic n’était pas un coup isolé. C’était une introduction. Un chapitre un.
À Melbourne, un an plus tard, il n’est plus l’invité surprise. Il est un joueur qui frappe à la porte du grand tableau, avec calme, ambition et une idée très claire de la suite.
Et cette fois, le circuit regarde vraiment.


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