Du n°1 au n°3 : la Formule 1 remixe l’identité Verstappen
L’annonce est tombée comme un pavé dans la mare tandis que l’intersaison naît à peine. Max Verstappen, l’homme qui a régné sans partage sur la Formule 1 ces dernières années, tourne une page symbolique de sa carrière. Le quadruple champion du monde ne portera plus le numéro 1 sur sa Red Bull la saison prochaine. Il ne reviendra pas non plus à son ancien numéro 33, pourtant étroitement associé à son ascension. Max a choisi d’arborer le numéro 3 pour la saison 2026, redonnant vie à un chiffre qu’il a toujours considéré comme son préféré.
On s’éveille à cette idée comme à une évidence. Le numéro sur une monoplace n’est jamais anodin, dans un sport où les légendes se construisent aussi par l’imaginaire. Pendant quatre ans, Verstappen a porté le « 1 », signe ostentatoire de son règne. Quand Lando Norris a raflé le titre en 2025, ce « 1 » a glissé sur sa McLaren. Pour beaucoup, la question était simple : que fera Max maintenant ? Il n’y avait qu’une réponse possible, et elle vient de s’écrire en chiffres.
Formula 1® – The Official F1® Website
Consider this a re-introduction 😉#MV3 || #RedBullRacing pic.twitter.com/RHmv7tBpuL
— Oracle Red Bull Racing (@redbullracing) December 18, 2025
Au commencement était le 33, puis vint le 1, puis le 3
Retour aux origines. Quand Verstappen débute en F1 en 2015, il choisit le 33. Ce n’est pas un numéro héroïque, c’est un numéro de gamin qui veut juste exister. C’est celui qu’il garde jusqu’à son premier sacre en 2021, quand il a le droit (par le règlement de la FIA) d’arborer le 1 en signe de champion du monde. Un privilège que seuls les détenteurs du titre peuvent utiliser.
Et que fait-il avec ce 1 ? Il l’utilise. Saison après saison, Max Verstappen, quadruple champion du monde en fait une extension de sa domination, une marque dans le paddock. C’est devenu plus qu’un numéro, c’était une signature, une forme de dictat tranquille sur chaque grille de départ. Le voir s’en séparer, ce n’est pas juste changer une étiquette, c’est admettre subtilement que son règne a temporairement pris fin et qu’une page se tourne.
Pourquoi le 3 ? Parce que ça raconte une histoire
La plupart des champions auraient pu revenir à un numéro confort, une zone de confort. Pas Verstappen. Plutôt que de replonger dans le passé avec le 33, il a opté pour ce petit chiffre simple, pur, presque minimaliste : le 3. Dans une interview, il a résumé ça avec une dose d’humour et de pragmatisme : un seul trois, ça a plus de gueule qu’un double trois. Cette préférence n’est pas juste personnelle, elle raconte une part de sa psychologie : il choisit ce qu’il aime, ce qui lui ressemble, pas ce qui est attendu.
Ce numéro 3, il vient aussi de la proximité historique. C’est celui que portait Daniel Ricciardo, son ancien coéquipier chez Red Bull, jusqu’à ce que l’Australien raccroche ses gants en 2024. Grâce à une assouplissement des règles, le numéro n’était plus bloqué et Max a pu en hériter. Il ne s’agit donc pas d’un simple choix cosmétique : c’est une réappropriation, un clin d’œil discret à une époque de la vie qui a construit une partie de sa trajectoire.
Ce que ce changement dit du Verstappen d’aujourd’hui
Si le sport est souvent binaire, ce numéro 3 est tout sauf ça. Il porte en lui la dualité d’un champion qui peut encaisser un revers et se réinventer. En abandonnant le 1, il ne renie rien. Au contraire. Il choisit un nouveau territoire. Il compose avec l’histoire, avec les chances manquées, avec les ambitions intactes d’un pilote qui n’a jamais fait les choses à moitié.
Et puis, dans un monde du sport où chaque branding est millimétré, ce changement injecte de la vie. Il y a une histoire de chiffre, un récit, une tension narrative qu’on n’avait pas vue depuis longtemps dans un monde parfois trop technocratique. Le numéro ne fait pas le pilote. Mais parfois, il le raconte. Et là, il raconte un gars qui veut revenir, plus fort, plus vif, et qui est prêt à redéfinir sa place dans ce sport qui l’a vu grandir.

La saison 2026 commence avant les essais
Attendez-vous à voir le 3 claquer sur les monoplaces rouges de Milton Keynes comme un symbole. Ce n’est pas juste un chiffre, c’est une déclaration. Un signe que la page s’est tournée, que la lutte va repartir, et que même sans le 1, Verstappen n’a pas l’intention de disparaître. Lando Norris porte le 1 maintenant. Très bien. Mais le 3 de Max ? Il pourrait devenir le numéro qui raconte une revanche, une renaissance, une suite qui promet d’être encore plus intense que ce qu’on vient de vivre


Laisser un commentaire