Liverpool perd Alisson mais récupère Salah, et la saison bascule déjà
La nouvelle est tombée comme un tacle par derrière. Un de ceux qu’on ne voit pas venir, même quand on croit avoir les appuis solides. Liverpool va devoir affronter le PSG sans son mur brésilien. Alisson Becker reste coincé à l’infirmerie, et c’est tout un quart de finale de Ligue des champions qui s’en retrouve chamboulé. Pas exactement le script rêvé pour Arne Slot au moment où la saison entre dans son virage le plus serré.
Alisson out, un coup dur à digérer
Le boss néerlandais l’a confirmé vendredi, en conférence de presse, avant le déplacement chez Manchester City en FA Cup. Le verdict est sans nuance: Alisson, encore handicapé par sa gêne musculaire contractée face à Galatasaray, manquera le match aller contre Paris, et probablement le retour. Une absence qui résonne comme un tremblement de terre, surtout quand on se souvient de sa masterclass au Parc l’an dernier. Neuf arrêts, une soirée surnaturelle, et un 1 0 qui avait tenu du braquage maîtrisé.
Sans lui, Liverpool devra improviser, bricoler, espérer un coup de chaud de son remplaçant. Parce qu’on ne remplace pas Alisson comme on change une ampoule. C’est une sécurité, une assurance-vie, un stabilisateur émotionnel. Et mercredi prochain, dans un Parc des Princes prêt à s’enflammer, les Reds devront faire sans leur filet.
Salah revient, et l’ambiance change d’un coup
Heureusement pour les supporters, la conférence n’était pas qu’une succession de mauvaises nouvelles. La bonne, la vraie, celle qui illumine un vestiaire, c’est le retour de Mohamed Salah. Touché lui aussi contre Galatasaray, l’Égyptien est désormais « disponible » selon Slot. Il pourrait même jouer ce week-end face à City. Anfield respire, les défenses adverses un peu moins.
À ce moment de la saison, récupérer Salah, c’est comme retrouver le chargeur de son téléphone à 3% de batterie. On sait qu’il peut relancer toute la machine. Et l’enchaînement City puis PSG exige exactement ce genre d’étincelle.
Isak, Frimpong et l’urgence de gérer les corps
La liste des blessés commence aussi à s’éclaircir. Alexander Isak, victime d’une fracture du péroné en décembre, a repris l’entraînement collectif, mais Slot a refroidi tout emballement: trop tôt pour le titulariser. Logique, quand on connaît les risques d’un retour précipité. Les Reds auront besoin de lui, mais plus tard, au moment où chaque but pèsera lourd.
De son côté, Jeremie Frimpong sort d’un pépin avec les Pays Bas. Rien de grave, mais prudence obligatoire. Il pourrait être ménagé en Cup. Parce que le marathon qui arrive ne pardonnera aucune erreur de gestion physique.
Liverpool entre deux mondes
La situation actuelle ressemble à un numéro d’équilibriste. D’un côté, l’absence d’Alisson qui fragilise tout le plan défensif. De l’autre, le retour de Salah qui redonne du volume, de la confiance et des idées. Le staff marche sur une corde tendue entre prudence et nécessité. Chaque match est une finale, chaque choix un pari. Et l’Europe, elle, n’attend personne.
Ce Liverpool version Slot avance sans certitudes, mais jamais sans caractère. Mercredi au Parc, puis dans ce mois d’avril infernal, on saura si cette équipe a les épaules pour transformer les obstacles en carburant. Parce que le football aime les histoires de résilience. Et celle ci vient à peine de commencer.


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