Von Allmen et Nef ont brisé les espoirs des bleus cet après-midi en Italie. À Bormio, sur la redoutable Stelvio, l’équipe de France est passée tout près d’un premier podium olympique en ski alpin. Treize centièmes. Pas plus. Juste assez pour transformer un rêve en frustration.
Clément Noel 🇫🇷 signe le 9e temps provisoire en slalom, ça ne suffira malheureusement pas pour offrir une médaille en combiné au duo français ☹️
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— Eurosport France (@Eurosport_FR) February 9, 2026
Pendant ce temps-là, la Suisse a frappé fort, en décrochant l’or du tout premier combiné par équipes de l’histoire olympique, Franjo Von Allmen et Tanguy Nef ont inscrit leur nom en lettres dorées dans ces Jeux de Milan-Cortina.
Un format neuf, un spectacle immédiat
Ce combiné par équipes faisait ses débuts aux Jeux. Et il n’a pas déçu. Composé d’une descente, d’un slalom, de deux skieurs et d’un temps cumulé. Simple sur le papier, cruel dans les faits. Très vite, on a senti que ce format allait faire des dégâts et offrir des scénarios impossibles à écrire à l’avance.
La matinée avait pourtant été dominée par l’Italien Giovanni Franzoni en descente. Mais l’après-midi, sur le slalom, tout a basculé. Comme souvent dans ce sport, la vérité n’était pas là où on l’attendait.
Von Allmen et Nef, duo en or
Franjo Von Allmen n’a pas gagné la descente. Quatrième seulement. Mais il a parfaitement placé son équipe. Juste assez près pour laisser à Tanguy Nef une vraie chance. Et le slalomeur suisse n’a pas tremblé. Mieux. Il a livré une manche de très haut niveau, incisive, propre, presque clinique.
Franjo von Allmen is having the time of his life at his first Olympic Games!
Two golds in three days for Switzerland 🤯
🥇 Men’s downhill
🥇 Men’s team combined with Tanguy Nef#AlpineSkiing #MilanoCortina2026 pic.twitter.com/Xe3MdC3eP2— The Olympic Games (@Olympics) February 9, 2026
Résultat, l’or olympique. Le deuxième de ces Jeux pour Von Allmen après son sacre en descente quelques jours plus tôt. La Suisse, fidèle à sa réputation, a su transformer une opportunité en chef-d’œuvre collectif.
Deux médailles d’argent, pas de bronze
Scène rare, presque surréaliste. Marco Odermatt et Loïc Meillard coupent la ligne dans le même temps cumulé que les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Manuel Feller. À un centième près, impossible de les départager. Verdict, deux médailles d’argent, aucune en bronze.
Odermatt, en quête de sa première breloque sur ces Jeux, débloque enfin son compteur. Même si Meillard, en difficulté sur un slalom pourtant peu technique, a bien failli tout faire basculer. Derrière, plusieurs favoris ont craqué. Daniel Yule, Alex Vinatzer, les Italiens à domicile. La Stelvio n’a pardonné à personne.
Treize centièmes de trop pour Noël et Allègre
Et les Bleus, dans tout ça ? Ils y ont cru jusqu’au bout. Nils Allègre a fait le job en descente. Solide. Sérieux. Sixième à moins d’une seconde de Franzoni. Clément Noël avait une carte à jouer mais sur un tracé qui s’est dégradé au fil des passages, le Français n’a jamais trouvé le rythme.
Dixième temps du slalom, résultat Insuffisant avec une cinquième place ex aequo. À treize centièmes du podium, une fin vraiment cruel puisqu’il y avait la place. Et c’est sans doute ce qui fait le plus mal pour le duo Bleu.
Plus loin, les autres duos tricolores ont souffert. Muzaton et Rassat, Alphand et Amiez terminent au fond du classement. Mais à noter la belle manche de slalom de Paco Rassat, quatrième temps, de bon augure avant l’épreuve individuelle.
La frustration, mais aussi des promesses
Pas de médaille pour le ski alpin français, du moins pour l’instant. Mais pas non plus de honte puisque ce combiné français a montré des choses avec de la densité, du potentiel. Et surtout une marge infime entre l’échec et la réussite.
Crédit : Photo par DIMITAR DILKOFF / AFP



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